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Affaire de Paul Ismaël Boro et Moussa Kimbiri: «Si les faits se confirmaient, ils courent 5 ans de réclusion», Mahamadou Bandjougou Diawara, Procureur commune III

Le Procureur Général près le Tribunal de la Commune III et du Pole Economique du District de Bamako en charge de l’affaire dite  Paul Ismaël Boro et Moussa Kimbiri a rencontré la presse, le lundi 3 septembre dernier, pour donner les informations qui ont conduit à leur arrestation. 

«Les faits qui leur sont reprochés sont susceptibles de constituer  de crimes et délit contre la sureté intérieure de l’Etat», affirme Mahamadou Bandjougou Diawara, Procureur pôle Economique en charge du dossier Paul Boro et Moussa Kimbiri.

Dans son Bureau de l’ACI 2000, assurant un service minimum du fait de la grève du corps de la magistrature, le Procureur Mahamadou B. Diawara a bien voulu se prononcer sur l’affaire Paul Boro et compagnons, devant un parterre de journalistes.

«J’ai reçu des informations par rapport à  des faits que s’ils se révélaient  fondés pouvaient constituer des infractions de crime et délit contre sécurité intérieure de l’Etat. En possession de ces informations, après analyse j’ai ouvert une enquête à travers le service d’investigations judiciaires de la Gendarmerie nationale pour mener des enquêtes par rapport à ces faits-là », explique le conférencier qui ajoute que ces faits d’enquête ont permis d’interpeler les Messieurs, Paul Ismaël Boro, Moussa Kimbiri et même d’autres.

«Nous avons interpelé ces personnes pour vérifier les informations », précise-t-il, avant d’ajouter encore qu’à l’analyse première de la procédure, des zones d’ombre à éclaircir ont été découvertes dans l’affaire ce qui a conduit à un complément d’enquêtes pour aboutir à l’arrestation de ces personnes se retrouvant dans les mains de la sécurité.

Si les Avocats de Paul Boro et Moussa Kimbiri dénoncent le mode de leurs arrestations qu’ils qualifient d’enlèvement, le Procureur estime que les choses se sont déroulées conformément à la loi en respectant les procédures normales.

Selon lui, l’article 240 du code pénal définit l’enlèvement comme une victime placée sous l’autorité d’une personne physique ou morale. Ce qui explique que la victime est confiée à une personne physique ou morale pendant que d’autres individus la soustraient de ce lieu-là. Alors, on parle d’enlèvement. Pour ce qui concerne les personnes arrêtées, tel n’était pas le cas. Donc, sur ce plan, il n’y avait pas eu infraction.

A en croire le Procureur, si les faits qui leur sont reprochés se confirmaient ils courent une peine de réclusion souvent de percussion qui peuvent aller jusqu’à 5 ans d’emprisonnement.

Toutefois, le Procureur a précisé que seul après l’investigation, on pourrait donner une qualification de sanctions si jamais ces faits se confirmeraient.

H Sankoré

Source: Le SOFT

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