Hamari Traoré, capitaine des Aigles de football du Mali.jpg
Le Mali a réussi son entrée en lice dans les éliminatoires de la CAN 2027 en dominant le Cap-Vert (3-1). Au-delà de cette victoire, le capitaine des Aigles, Hamari Traoré, a tenu à mettre les choses au clair sur la question du brassard. Pour le défenseur malien, le leadership dépasse largement le symbole porté au bras.
Face aux Requins Bleus du Cap-Vert, les Aigles du Mali ont signé une entame convaincante dans les éliminatoires de la prochaine Coupe d’Afrique des Nations. Les hommes de la sélection malienne se sont imposés sur le score de 3 buts à 1, grâce notamment à un doublé de Nene Dorgeles et à une réalisation d’Ange Martial Tia. Mais après cette victoire, c’est la réaction de Hamari Traoré sur son statut de capitaine qui retient particulièrement l’attention.
Interrogé sur le capitanat (« Qu’est-ce que ça fait de retrouver le brassard ? », par notre confrère Notre Chronique), le défenseur malien a livré une réponse sans détour. Pour Hamari Traoré, porter le brassard n’est ni une revendication ni une condition pour exercer son leadership au sein du groupe. « Je m’en fous du brassard moi. Moi je suis malien, j’ai toujours dit que je suis fier d’être malien, toujours fier de représenter le Mali », a-t-il déclaré.
L’ailier gauche insiste sur le fait que son rôle de leader ne dépend pas du statut officiel de capitaine. « Depuis que je suis jeune, depuis que je suis petit, j’ai eu ce rôle de leader. Je n’ai pas besoin d’avoir le brassard pour être leader », a-t-il ajouté.
Hamari Traoré ne considère d’ailleurs pas le brassard comme un privilège personnel. Il estime que plusieurs cadres de la sélection disposent des qualités nécessaires pour porter cette responsabilité. « Que ce soit Aliou (Dieng), que ce soit Djigui (Diarra), Doudou, Las (Lassina Sinayoko), tous ces gens méritent le brassard. Donc aujourd’hui, c’est moi qui le porte, mais ça ne veut rien dire », a-t-il expliqué.
Une manière pour l’international malien de replacer le collectif au cœur du projet des Aigles. À ses yeux, l’objectif demeure avant tout sportif : faire gagner le Mali et permettre à la sélection de progresser. « Je n’ai jamais revendiqué le brassard, je m’en fous du brassard. Le plus important pour moi, c’est que le Mali gagne, que le Mali avance et que la croissance soit élevée. C’est tout », a-t-il conclu.
- A LIRE AUSSI : https://icimali.com/super-coupe-assimi-goita-2026-la-presidence-renverse-kita-et-sadjuge-le-trophee/
Super Coupe Assimi Goïta 2026 : La Présidence renverse Kita et s’adjuge le trophée
Un retour après une période de tensions
Cette déclaration intervient dans un contexte particulier pour Hamari Traoré. L’international malien avait été écarté de la sélection l’année dernière après avoir exprimé, avec plusieurs de ses coéquipiers, des préoccupations concernant les conditions des internationaux maliens et la situation de la Fédération malienne de football (FEMAFOOT).
Avec d’autres cadres, le joueur avait alors décidé de ne plus rejoindre la sélection tant que la crise institutionnelle qui traversait la fédération ne connaissait pas une évolution. Mais, cette situation a depuis évolué avec l’arrivée d’une nouvelle équipe dirigeante à la FEMAFOOT. Dans le cadre d’une démarche de rapprochement, le nouveau bureau fédéral s’était rendu à Paris en mai dernier pour rencontrer plusieurs cadres des Aigles.
Le président de la FEMAFOOT, Mahazou dit Baba Cissé, accompagné du premier vice-président Bassala Touré, avait notamment échangé en présentiel avec Hamari Traoré, Amadou Haïdara, Nene Dorgeles, Mamadou Sangaré et Kamory Doumbia.
Ce dialogue a contribué au retour de plusieurs cadres, dont Hamari Traoré, au sein de la sélection nationale où il retrouve son brassard de capitaine.
Cyril Roc DACK / Icimali.com




