Société

Plateforme An Tè a bana : les marches désormais bannies

Après avoir vainement marché durant l’année écoulée contre le pouvoir d’IBK en personne, la plateforme ‘‘An tè A bana’’ tourne les pages des marches et contre marches. Le mouvement entend inscrire ses actions dans la veille démocratique. Ainsi en a décidé son porte-parole au cours d’une conférence tenue à Bamako.

 Pour manifester contre la réforme constitutionnelle initiée par le Président IBK, les partisans du Non ont bravé les interdits du Gouvernement en marchant contre cette réforme. Ils ont obtenu gain de cause dans la mesure où le Président de la République a sursis à son propre projet. Ce sursis aura permis de temporiser les ardeurs.

Aujourd’hui, la plateforme veut inscrire ses actions dans la veille démocratique. C’est ce qui ressort des propos d’Abdoul Cheik Sacko, porte-parole du mouvement, qui a laissé entendre que les marches et contremarches sont  désormais bannies de l’agenda de la plateforme.

«Les marches sont finies au sein de ‘‘An Tè A bana’’ après la présidentielle. Nous nous transformons en organe de veille démocratique sur l’action gouvernementale. Telle sera la nouvelle direction de ce mouvement », a dit, en substance, le porte-parole du mouvement.

Cette annonce sonne comme un couperet dans les oreilles des agitateurs attitrés d’An Tè A bana dont certains se sont transformés en activistes de circonstance. Ces derniers  s’abritaient derrière ce mouvement pour rendre la vie dure au régime d’IBK. Parmi ces meneurs de  jeu trouble, on peut citer le populiste et activiste Mohamed Youssouf Bathily alias Ras Bath, Etienne Fakaba Sissoko (ex-Conseiller économique de la Présidence de la République) et Racine Thiam (ex-Directeur de Communication à la Présidence de la République). Ces nouveaux opposants pensaient trouver  leur  terrain de prédilection dans ce mouvement. Ils voulaient prendre leur revanche sur le pouvoir à partir de ce mouvement.

Que deviendront ces revanchards à col blanc après la transformation du mouvement de violence en celui de paix, de veille démocratique légitime ? L’on  ne saurait rien prédire pour le moment.  En tout cas, ils auront à se faire un nouveau territoire.

Ces pêcheurs en eau trouble pris dans leurs propres pièges sont laissés à leur propre sort. Car, leur abri est détruit par la nouvelle tournure prise par ce mouvement.

Le peuple souverain pourra souffler un tout petit peu, lui qui a souffert de leurs agissements durant presque toute l’année 2017. Un important pas franchi dans l’avenir de la paix social dans notre pays.

Ambaba de DISSONGO

Source: L’Observatoire

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