Dans une sortie sur son compte X (ex-tweeter), Maître Mamadou Ismaïla Konaté, ancien ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, réagit à ce que les autorités de la Transition qualifie de « prise en otage » de la Base de données du Recensement Administratif à Vocation d’état civil (RAVEC) par la société française IDEMIA.
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Affaire Mamadou Hawa Gassama : « Quel est le message du procureur ? », s’interroge Me Konaté

L’affaire Mamadou Hawa Gassama continue de susciter de vives réactions. Dans un communiqué rendu public ce vendredi 9 janvier 2026, Me Mamadou Ismaïla Konaté, avocat aux barreaux du Mali et de Paris, est revenu sur la comparution de son client devant le Tribunal de première instance d’Abidjan-Plateau, tout en dénonçant la sévérité de la réquisition du ministère public.

Ce jour-là, Monsieur Mamadou Hawa Gassama a comparu devant la juridiction ivoirienne pour répondre des faits d’offense à l’État de la République de Côte d’Ivoire. À la barre, le prévenu n’a pas varié dans sa ligne de défense. Conformément à ses déclarations faites lors de son interpellation, au cours de l’enquête préliminaire et durant l’instruction, il a reconnu les faits qui lui sont reprochés.

Face aux juges, Mamadou Hawa Gassama a une nouvelle fois exprimé ses regrets. Il a présenté ses excuses, tout en situant ses propos incriminés dans un contexte exclusivement politique, insistant sur l’absence d’intention de nuire à l’État ivoirien.

Le ministère public, tout en relevant le caractère tardif de ce repentir, a toutefois indiqué en prendre acte. Mais contre toute attente de la défense, le parquet a requis une peine de cinq (5) années d’emprisonnement ferme à l’encontre de l’accusé.

Une réquisition jugée « particulièrement sévère » par les conseils de la défense. Estimant que l’attitude de reconnaissance et de repentir manifestée par Monsieur Gassama aurait dû être prise en compte de manière plus significative, Maître Timo Coulibaly et Maître Mamadou Ismaïla Konaté ont plaidé la clémence du tribunal.

À l’issue des débats, le tribunal a décidé de mettre l’affaire en délibéré. Le jugement est attendu pour le 30 janvier 2026.

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En réaction à cette réquisition, Me Mamadou Ismaïla Konaté n’a pas caché son incompréhension. Dans un message publié sur son compte X (ex-Twitter), l’avocat s’interroge ouvertement sur le sens et la portée de la peine demandée par le parquet : « Cinq ans c’est à la fois énorme, incompréhensible, pas didactique ni même pédagogique pour M. Gassama lui-même et pour l’opinion. Il est en prison depuis plus de six mois, et selon le parquet, il devrait rester quatre ans et demi encore… quel est le message du procureur ? »

Une question qui résonne désormais bien au-delà de la salle d’audience et qui relance le débat sur la proportionnalité des peines, la pédagogie de la justice et la prise en compte du repentir dans les affaires à caractère politique.

C. Roc DACK / Icimali.com

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