Patrice Talon - Président de la République du Bénin
Ce mardi 3 février 2026, le Président de la République du Mali, Patrice Talon, a procédé au lancement de la « Vision Bénin 2060 ALAFIA, un monde de splendeurs » en présence du Président Nicéphore SOGLO, des membres du Gouvernement, des présidents d’Institutions, de nos partenaires techniques et financiers et de plusieurs acteurs représentatifs du pays.
Selon le Chef de l’Etat béninois, il s’agit d’une boussole pour permettre au Bénin de consolider les bases de son développement. « C’est ce qui nous permettra, à l’horizon 2060, lors du centenaire du Bénin indépendant, de regarder dans le miroir avec un sentiment de fierté pour le chemin parcouru. Pour ce faire, nous devons être conscients que le développement est le fruit d’une volonté collective et disciplinée, et y travailler avec abnégation », a fait croire le Président Talon.
Et le N°1 béninois de marteler : « C’est à ce prix que les générations futures hériteront des fruits des décisions que nous prenons aujourd’hui et, à notre suite, prolonger l’épopée pour les générations d’après. J’y crois. »
Ci-dessous les mots du Président Talon sur ce qu’il considère comme « une boussole pour un Bénin radieux ».
« Quand, en 2060, le Bénin indépendant aura 100 ans, quel pays serait-il devenu ? Quelle qualité de vie offrirait-il à ses filles et fils, tant en termes d’infrastructures, de formation, que d’accès confortable aux services sociaux de base ? Comment serait-il perçu dans le concert des nations ?
Ces questions essentielles, nous pouvons oser nous les poser aujourd’hui, sans craindre de ne pouvoir y répondre avec confiance et foi en l’avenir.
En effet, si le bilan de la première moitié du siècle apparaît globalement bien loin de nous satisfaire malgré quelques éclaircies parfois, nous avons hardiment décidé d’inverser la tendance négative et de redresser la barre par le travail bien fait, afin que la seconde moitié produise des résultats plus conformes à nos rêves.
Ces dernières années donc, nous avons, Béninoises et Béninois de tous horizons et de toutes conditions, conjugué et multiplié nos efforts pour engager le chantier difficile certes, mais tout aussi exaltant et gratifiant de la reconstruction de notre pays avec pour socles, la bonne gouvernance, le sens de responsabilité, le sérieux et l’abnégation au travail. Des bases solides en somme.
Ainsi, depuis 2016, nous avons tâché d’engager et d’asseoir des politiques structurelles dans maints domaines en mettant planification, rigueur et méthode au cœur de l’action publique. Nous avons tourné le dos à l’improvisation.
Les résultats remarquables qui en découlent, historiques comme le disent certains observateurs, nous confortent dans l’idée que le travail bien fait paie toujours.
De fait, projeter le Bénin à l’horizon 2060 en tenant compte des acquis indéniables de la décennie qui s’achève, c’est se promettre que le meilleur reste à venir ; tant le chemin parcouru en si peu de temps achève de convaincre que le développement qui appelle l’amélioration des conditions de vie, n’est pas l’apanage d’autres peuples. Qu’il est aussi à notre portée à condition de le désirer vraiment et de nous mettre au travail sans rechigner à l’effort.
L’ampleur des réalisations engrangées depuis 2016 par la mise en œuvre des Programmes d’Action du Gouvernement 2016-2021 puis 2021-2026, la satisfaction exprimée ici et là, nous obligent à maintenir le flambeau allumé, génération après génération, afin que cette dynamique positive se structure durablement.
C’est ce souci d’inscrire le processus de développement de notre pays dans un cadre prévisible, d’éviter que d’un dirigeant à l’autre il soit laissé au gré du hasard, qui nous a conduits à élaborer la Vision « Bénin 2060 ALAFIA, UN MONDE DE SPLENDEURS » dans une démarche participative, convaincus que chaque pan de la société a son mot à dire, ses idées à faire valoir.
Elle établit des priorités incompressibles pour les décennies à venir, des chantiers majeurs à conduire. Aussi, avons-nous décidé d’en faire une loi qui nous oblige tous. Et à cet égard, je voudrais remercier l’Assemblée nationale d’avoir voté à l’unanimité, le texte que le Gouvernement lui a soumis.
Ceci est la preuve que l’action menée depuis 2016 est globalement bien appréciée et que la projection qu’elle nous permet de faire sur les temps à venir l’est tout autant.
En postulant qu’« A l’horizon 2060, le Bénin est un pays de paix, de prospérité, de bonne gouvernance, de rayonnements culturel et international et de bien-être commun », elle se veut un socle solide, mieux une boussole pour guider notre pays sur l’exigeant chemin menant au développement socio-économique.
Mais il ne suffit pas d’avoir la boussole. Il faudra encore pouvoir s’en servir. Je n’ai pas le moindre doute que nous saurons y faire.
En effet, nous avons commencé à montrer combien nous avons envie de transformer qualitativement notre Bénin. Ayant gouté aux premiers fruits délicieux de notre labeur, nous en voulons encore et encore.
L’appétit est là, grand, qui ne demande qu’à être assouvi. Nous savons enfin qu’il ne dépend que de nous d’en avoir beaucoup plus, au point même de faire des provisions pour les générations d’après nous, autant que nous le pouvons.
Point de doute désormais, le secret, c’est le travail bien fait avec rigueur et sérieux même en les choses qui paraissent les plus banales.
Si nous savons en faire durablement notre allié comme c’est le cas depuis peu, nous réaliserons des prouesses, nous donnerons corps et amplitude au miracle béninois.
C’est ma conviction et je vous convie à la partager. Pour nous dorénavant, il n’y a plus de limites à nos ambitions, à nos rêves pour un Bénin où il fera bon vivre. De plus en plus, de mieux en mieux.
Ensemble, unis dans la même ferveur à l’œuvre et la même volonté de nous offrir cet avenir radieux, notre boussole en main, nous pouvons y arriver, nous devons y arriver et nous y arriverons. »
La Rédaction




