Station-Service - Image IA
C’est un coup dur pour le portefeuille des Maliens. À travers un communiqué officiel, l’Office Malien des Produits Pétroliers (OMAP) a annoncé une révision à la hausse des prix des hydrocarbures. Ces nouveaux tarifs, basés sur les réalités du marché international du mois de mars 2026, entrent en vigueur ce samedi 28 mars à minuit.
Sous la direction de Diakaridja Dembélé, PDG de l’OMAP, les nouveaux prix indicatifs plafonds marquent une progression sensible. Le super carburant sans plomb franchit la barre des 850 francs pour s’établir à 875 FCFA le litre. Le gasoil et le distillant diesel oil, essentiels pour le transport et l’industrie, sont désormais fixés à 940 FCFA le litre.
Le fuel oil 180, quant à lui, est affiché à 675 FCFA. Seuls le pétrole lampant et le carburant aviation (Jet A1) restent soumis à des prix dits « libres », variant selon les distributeurs.
Le secteur domestique n’est pas épargné, bien au contraire. L’OMAP précise que les prix du gaz butane sont désormais non subventionnés. Avec un prix au kilogramme fixé à 1 179 FCFA, les recharges de bouteilles deviennent un investissement lourd pour les foyers. Le prix de vente de la bouteille de 2,75 kilos est de 3245 francs CFA et celui de la bouteille de 6 kilos est de 7075 francs CFA.
Trafic illicite de carburant : 4 individus interpellées à Kati Farada, 1 020 litres saisis
Cette décision, applicable immédiatement sur toute l’étendue du territoire à compter de ce samedi 28 mars 2026, s’explique par l’évolution des prix chez les fournisseurs durant le mois de mars. « Dans un pays où le coût du transport influence directement le prix des denrées de première nécessité, cette hausse pourrait engendrer une réaction en chaîne sur l’inflation globale », avertit un économiste de renom à Bamako.
Les usagers et les syndicats de transporteurs attendent désormais de voir si des mesures d’accompagnement seront envisagées pour atténuer l’impact de cette cherté de la vie.




