Hamidou Doumbia, Secrétaire politique du parti dissout "Yelema" ( Le Chagement)
Dans cette tribune au ton incisif, Hamidou Doumbia, secrétaire politique du parti dissout « Yelema » (Le Changement), met en garde contre les dérives d’une politique de compromis permanent. Pour lui, la quête effrénée de popularité au détriment des convictions fragilise la crédibilité des acteurs publics et brouille leur message. Il plaide ainsi pour une parole politique assumée, fondée sur la clarté, le courage et la constance, seules garantes de la confiance des citoyens. Lisez.
Politique : Vouloir plaire à tout le monde, c’est finir par ne convaincre personne
En politique, chercher à plaire à tout le monde est une illusion dangereuse. À force de vouloir ménager chaque camp, chaque sensibilité, chaque susceptibilité, on finit par diluer son message jusqu’à le rendre inaudible. Or, un peuple ne suit pas une ombre. Il suit une conviction.
Le responsable politique qui ajuste son discours selon l’auditoire, qui dit blanc ici et gris ailleurs, croit gagner en popularité. En réalité, il perd en crédibilité. Et en politique, la crédibilité est une monnaie plus précieuse que les applaudissements faciles. On peut survivre à l’impopularité momentanée, mais jamais à la perte de confiance.
- A LIRE AUSSI : https://icimali.com/mali-vers-une-refonte-radicale-du-paysage-politique-en-202643551-2/
Mali : Vers une refonte radicale du paysage politique en 2026
Les grandes figures de l’histoire n’ont pas marqué leur époque parce qu’elles cherchaient l’unanimité. Elles ont marqué leur temps parce qu’elles ont osé dire leur part de vérité, même quand elle dérangeait. La vérité crée parfois des opposants, mais elle construit toujours le respect.
Dire sa part de vérité, ce n’est pas être arrogant. Ce n’est pas refuser le dialogue. C’est assumer une ligne, une vision, un cap. Le débat démocratique ne se nourrit pas de calculs opportunistes, mais de positions claires. On peut être contredit, mais on ne doit pas être flou.
En politique, celui qui veut être aimé de tous devient souvent prisonnier de tous. Celui qui accepte de ne pas plaire à tout le monde devient libre de défendre ce qu’il croit juste.
L’histoire retient les courageux, pas les complaisants.
Hamidou Doumbia




