Citernes de Stockage de produits pétroliers
Le Conseil des ministres du mercredi 1er avril 2026 a adopté des projets de texte relatifs à l’institution d’un stock national de sécurité de produits pétroliers liquides et gazeux. Cette décision, prise sur rapport du ministre d’État, ministre de l’Économie et des Finances, Alousseni Sanou, vise à renforcer la résilience énergétique du pays face aux chocs extérieurs.
Fortement dépendant des importations pour satisfaire les besoins des ménages et assurer le fonctionnement des secteurs stratégiques tels que l’électricité, les transports, les télécommunications, les mines, les industries ainsi que la sécurité et la défense, le Mali reste exposé aux fluctuations des marchés internationaux et aux perturbations logistiques.
Les données récentes illustrent cette dépendance. En 2024, les importations de produits pétroliers ont atteint 2 665 106 m³ contre 2 621 513 m³ en 2023, soit une hausse de 1,66 %. Concernant le gaz butane, elles se sont établies à 15 838 tonnes contre 13 847 tonnes un an plus tôt, représentant une progression significative de 14,38 %.
Face aux crises successives enregistrées dans la sous-région et à l’échelle mondiale, le gouvernement a été contraint d’intervenir à plusieurs reprises pour éviter les ruptures d’approvisionnement et contenir la flambée des prix à la consommation. Ces interventions se sont traduites par des renoncements importants à des ressources fiscales, notamment sous forme de subventions.
- A LIRE AUSSI : https://icimali.com/vouloir-plaire-a-tout-le-monde-cest-finir-par-ne-convaincre-personne-hamidou-doumbia44545-2/
« Vouloir plaire à tout le monde, c’est finir par ne convaincre personne », Hamidou Doumbia
Dans ce contexte, les autorités entendent désormais apporter une réponse structurelle. « Il s’agit de protéger l’économie nationale contre les conséquences des hausses conjoncturelles des prix et des perturbations logistiques », indique le communiqué du Conseil des ministres.
Les textes adoptés prévoient ainsi la constitution d’un stock national de sécurité couvrant 45 jours de consommation pour les principaux produits pétroliers, notamment le super carburant, le gasoil, le Jet A1 et le gaz butane. Cette mesure s’accompagne d’une révision du système d’approvisionnement et d’un renforcement des capacités nationales de stockage.
À travers cette réforme, le gouvernement ambitionne d’assurer la continuité des activités économiques et des services vitaux tout en consolidant la sécurité énergétique du pays. Les modalités pratiques de mise en œuvre de ce dispositif stratégique sont également définies dans les projets de texte adoptés.
Mariam DOUMBIA




