Ville malienne en noire - Image d'illustration
Les autorités administratives du district de Bamako ont décidé de durcir les mesures de sécurité à la suite des attaques terroristes survenues ce samedi 25 avril 2026 matin dans plusieurs localités du pays. Un couvre-feu de 72 heures a été instauré sur toute l’étendue de la capitale malienne.
Dans une décision officielle rendue publique le même jour, le gouverneur du district de Bamako, Abdoulave Coulibaly, annonce que « un couvre-feu de 72 heures, allant de 21 heures à 06 heures du matin, est instauré sur toute l’étendue du territoire du District de Bamako ». La mesure, précise le document, est « reconductible en cas de besoin ».
Cette décision intervient dans un contexte de vive tension sécuritaire, marqué par des attaques complexes et coordonnées menées tôt dans la matinée du 25 avril 2026 par des groupes armés terroristes. Plusieurs villes stratégiques ont été ciblées, notamment Kati, Sévaré, Gao, Kidal et Bamako.
Selon les premières informations communiquées par les autorités, ces assauts ont fait 16 blessés, parmi lesquels des civils et des militaires. « Les victimes sont prises en charge par les structures sanitaires et les dégâts matériels restent limités », indique le communiqué du Gouvernement.
Mobilisation des autorités locales
Dans le cadre de l’application stricte de cette mesure, les sous-préfets d’arrondissement, les maires ainsi que les responsables des services régionaux de sécurité ont été instruits pour veiller à son exécution effective. « Chacun en ce qui le concerne est chargé de l’exécution de la présente décision », souligne le texte.
Cette mesure exceptionnelle vise à prévenir toute nouvelle menace et à faciliter les opérations de sécurisation en cours dans la capitale. Elle traduit également la volonté des autorités de maintenir l’ordre public face à une situation jugée préoccupante.
Alors que les forces de défense et de sécurité restent mobilisées sur l’ensemble du territoire, les populations sont appelées à observer strictement les consignes en vigueur durant toute la période du couvre-feu.
Issa TANGARA




