Cyril Roc DACK- Journaliste Icimali.com
À l’ère du numérique et de la circulation instantanée des contenus, l’information n’est plus seulement un vecteur de connaissance ; elle est devenue, entre de mauvaises mains, un levier puissant de manipulation et de déstabilisation politique et sociale. C’est l’avertissement solennel lancé ce lundi 19 janvier 2026, par le Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, face à la montée inquiétante de la désinformation organisée.
La manipulation de l’information, souvent savamment orchestrée, ne relève plus de simples dérives médiatiques. Elle s’inscrit désormais dans des stratégies visant à fragiliser les institutions, à semer la confusion dans l’opinion publique et à saper la cohésion nationale. « Chaque fois que l’information est détournée de son noble objectif, elle devient une arme redoutable contre la cohésion sociale et le progrès », a rappelé le Chef de l’État aux hommes de média, tout en soulignant ainsi la gravité de l’enjeu.
Dans ce contexte, la désinformation agit comme un poison lent : elle altère la confiance entre les citoyens, nourrit les divisions et entrave les efforts collectifs de développement. Rumeurs, fausses nouvelles, montages tendancieux ou lectures biaisées de l’actualité deviennent autant d’outils utilisés pour influencer, manipuler et déstabiliser.
Le danger est d’autant plus grand que ces contenus se diffusent rapidement, souvent sans vérification, portés par les réseaux sociaux et certaines plateformes peu regardantes sur l’éthique de l’information.
Face à cette menace, le Président Goïta appelle à une prise de conscience collective et à l’action. « Face à cette tendance à la désinformation et à la manipulation systématiques, l’heure n’est plus à la résignation stérile. Nous devons, dans un élan collectif, apporter des solutions pratiques », a-t-il insisté.
Ce message s’adresse à tous : pouvoirs publics, professionnels des médias, acteurs de la société civile et citoyens. Car, lutter contre la manipulation de l’information implique de renforcer l’éducation aux médias, de promouvoir le journalisme responsable et de développer des mécanismes efficaces de vérification des faits.
Cela suppose également un engagement citoyen fondé sur l’esprit critique, la prudence dans le partage des contenus et le respect de la vérité.
En définitive, l’information doit rester un bien public au service de la paix, de la stabilité et du progrès. La transformer en arme, c’est fragiliser les fondements mêmes de la société. À l’heure des défis multiples que traverse le Mali, préserver la vérité et l’intégrité de l’information apparaît plus que jamais comme un impératif national.
Cyril Roc DACK




