Réuni en Conseil des ministres ce vendredi 6 novembre 2026, le gouvernement a adopté un projet de décret autorisant l’ouverture de 125 milliards de FCFA de crédits à titre d’avance dans le budget rectifié de l’État 2026. Cette enveloppe vise notamment à couvrir les besoins complémentaires liés aux travaux de construction des hôpitaux et à d’autres projets.
Le gouvernement malien ouvre une nouvelle marge de financement pour faire face à des dépenses jugées prioritaires. Sur le rapport du ministre d’État, ministre de l’Économie et des Finances, le Conseil des ministres du vendredi 6 novembre 2026 a adopté un projet de décret portant ouverture de crédits à titre d’avance dans le budget de l’État 2026.
D’un montant global de 125 milliards de francs CFA, cette enveloppe supplémentaire est destinée à prendre en charge des besoins complémentaires liés à plusieurs investissements publics, notamment les travaux de construction des hôpitaux. Cette décision intervient dans un contexte où les autorités entendent poursuivre la réalisation des infrastructures sanitaires et d’autres projets inscrits parmi les priorités de l’action gouvernementale.
L’ouverture de ces crédits supplémentaires s’appuie sur les dispositions de la Loi n°2025-038 du 15 août 2025 portant loi organique relative aux lois de Finances. En son article 22, ce texte prévoit qu’« en cas d’urgence et de nécessité impérieuse d’intérêt national, des crédits supplémentaires peuvent être ouverts par décret d’avances pris en Conseil des Ministres ».
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Le dispositif encadre également les obligations du gouvernement en matière de contrôle parlementaire. Il précise que le Parlement doit être immédiatement informé de cette ouverture de crédits et qu’un projet de loi de Finances portant ratification doit être déposé dès l’ouverture de la plus prochaine session parlementaire. Autrement dit, le décret d’avances constitue un instrument exceptionnel permettant à l’exécutif de mobiliser rapidement des ressources supplémentaires lorsque les circonstances et l’intérêt national l’exigent, sans attendre la procédure budgétaire ordinaire.
Répondre aux besoins complémentaires
À travers cette décision, le gouvernement autorise donc une augmentation des crédits disponibles dans le budget rectifié de l’État 2026, à hauteur de 125 milliards de FCFA. L’objectif est de permettre la prise en charge de dépenses complémentaires nécessaires à la poursuite des travaux de construction des hôpitaux et à la réalisation d’autres projets.
Au-delà du montant mobilisé, cette mesure traduit le recours à un mécanisme légal de gestion budgétaire destiné à répondre aux besoins urgents de financement de l’État. Toutefois, conformément aux dispositions de la loi organique relative aux lois de Finances, cette ouverture de crédits devra faire l’objet d’une information immédiate du Parlement, puis d’une ratification législative lors de la prochaine session.
Mariam DOUMBIA / Icimali.com




