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OPAM: Un nid de bandits en col blanc

Des caisses vides, un personnel frustré, des recrutements illégaux, le favoritisme, le clientélisme et l’affairisme. Voilà ce qui caractérise le quotidien de l’Office des produits agricoles du Mali (OPAM). Triste sort pour cette entreprise jadis à l’avant-garde de la sécurité alimentaire et nutritionnelle du Mali. Ce constat amer est malheureusement créé et entretenu par le PDG, Youssouf Maïga, un homme affamé qui n’a aucun respect pour les principes budgétaires.

Asphyxié par le PDG, l’OPAM est au bord du gouffre. L’Office s’est transformé en un nid pour des affairistes et des petits bandits en col blanc. Dans notre parution du mardi 12 juin 2018 intitulé ‘’OPAM : LE PDG AFFAIRISTE A COUTEAUX TIRES AVEC LE PERSONNEL’’, nous avons attiré l’attention des plus hautes autorités sur la gestion calamiteuse, budgétivore, la promotion clandestine, le népotisme et l’affairisme du PDG Youssouf Maïga, populiste et grand trafiquant d’influence devant l’éternel qui se targue d’être un ami fidèle du ministre Secrétaire Général de la Présidence, Moustapha BEN BARKA.

Cette supposée relation sonne chez Youssouf Maïga comme un droit à l’impunité et au laisser-aller. Aujourd’hui, le constat est plus qu’alarmant et la tension n’est plus sociable. La confiance entre lui et le personnel a foutu le camp depuis belle lurette. Et ce, nonobstant notre cri d’alerte et la menace de la famine dans certaines localités du pays.

Le climat qui prévaut à l’OPAM se passe de tout commentaire. Le courant ne passe plus entre le PDG et ses collaborateurs. Pire, il serait devenu une persona non grata aux yeux de tous les travailleurs et stagiaires par son comportement. Car monsieur se croirait en terrain conquis de haute lutte. Alors tout y passe pour lui.

Le PDG Youssouf MAIGA travaillant dans la fraude. Il toucherait de l’indu à chaque fin de mois, un double salaire, puisque, payé par l’État en tant que fonctionnaire d’Etat, il toucherait aussi un salaire mensuel hors catégorie, octroyé au Président-directeur Général de l’OPAM, selon l’Accord d’Etablissement du 23 décembre 2015 de l’OPAM. Alors que dans la règle et en la matière, il ne devrait toucher uniquement que des primes et avantages accordés aux PDG puisqu’il n’est pas agent de la boîte. La Directrice Administrative et des Ressources Humaines, BOUARE Aissétou COULIBALY, la Directrice Financière et Comptable TOURE Rokia KEITA, et le Chef de la Cellule Informatique, Soyan KONATE, ne diront pas le contraire, mais pour maintenir leurs postes et avoir la grâce du prince du jour, ils ferment les yeux sur ce fonctionnement frauduleux et ce sont des millions de pertes pour l’OPAM.

Par ces complaisances vis-à-vis du PDG Youssouf MAIGA, ils se rendent coupables de la destruction de leur entreprise au profit de leurs intérêts personnels.

Nommé il y a plus d’une année à la tête de l’OPAM, Youssouf MAIGA, soit par sa carence et/ou incompétence, n’est pas parvenu à procéder à un quelconque changement dans l’attelage de la Direction Générale, sauf pour nommer des jeunes de son association moribonde. Alors que le besoin est énorme pour la bonne gestion ou pour la réalisation de ses projets.

Pendant tout ce temps, et surtout en cette période électorale, la famine menace, les Distributions gratuites aliments (DAG) seraient piétinées par sa faute, alors que le Ministre Commissaire à la Sécurité Alimentaire a mis toutes les dispositions à la portée du PDG Youssouf MAIGA pour que la mission des DAG soit efficace et effective.

Pour preuve, le mardi 12 juin, les bénéficiaires et les transporteurs détenteurs des décisions du Ministre Commissaire à la Sécurité Alimentaire pour les DAG ont failli lyncher le PDG qu’ils ont empêché de monter dans sa voiture tant qu’il n’apposerait pas son visa sur leurs décisions.

Qui pourrait croire que ces transporteurs et bénéficiaires des DAG sur décision du Ministre Commissaire à la Sécurité Alimentaire peuvent attendre des jours et des mois pour avoir le visa d’un « petit » PDG pour disposer de leurs céréales.

En véritable accroc de l’argent, il trainerait des créances. Youssouf Maïga aurait des sérieuses démêlées avec le pôle économique, d’où le monnayage de l’apposition de son visa sur les décisions de son ministre. Ce petit fonds de commerce, il l’entretiendrait en complicité avec sa secrétaire particulière, Matou DIARRA, son protocole, un militaire du service de la transmission des armées, le sergent-chef Soumaïla KEITA, et son homme de confiance, Soyan KONATE. Ce trio infernal se donnerait comme tâche de soudoyer les transporteurs et les bénéficiaires au compte de leur patron.

Par cette pratique, l’entreprise est au point mort, aucune activité concrète et toutes les portes sont fermées à son Directeur Général Adjoint, Abdoulaye TRAORE, qui n’est qu’un figurant ou une ombre dans la Direction Générale pour entreprendre des actions tendant au fonctionnement.

Le personnel, lassé de son PDG, est pressé de s’en débarrasser. Le syndicat serait sur le point de prendre ses responsabilités dans les jours à venir si rien n’est fait, nous rapporte une source syndicale. Pour les agents, le PDG a dépassé les limites et l’entreprise est divisée par sa gestion calamiteuse et budgétivore. Cette situation aurait été provoquée par l’attitude du PDG de se rendre inaccessible pour ses proches collaborateurs.

A l’OPAM, les directeurs techniques attendraient des heures et même des jours au secrétariat avant d’être reçus par le PDG Youssouf MAIGA pour discuter des affaires courantes de l’entreprise. Du jamais vu dans l’histoire de l’administration publique. Le plus décriant serait que le PDG Youssouf MAIGA, à part ses directeurs techniques, ne connait aucun de ses agents et ne les reçoit même pas, alors que les membres de son association et des affairistes ont un accès direct à son bureau. La traditionnelle présentation des vœux pour la fête de Ramadan en est une illustration parfaite. Lors de cette rencontre initiée pour rencontrer le personnel, ce fut le fiasco puisque les agents se sont désintéressés et la rencontre a eu lieu dans un climat de méfiance totale entre le PDG et son personnel.

La mafia s’est installée dans cette entreprise du dispositif de sécurité alimentaire, les vecteurs sont au rouge et les comptes sont saisis à  longueur de journée, des contentieux incessants c’est-à-dire des procédures judiciaires et des décisions de justice qui paralysent l’entreprise de son perfectionnement. Le plus courant est que ce sont certains cadres en complicité avec les parties aux procès contre l’OPAM qui aident à combattre leur propre entreprise pour des prébendes.

Payé à plus de 2 millions de nos francs par trimestre, le cabinet Juripartner de Maitre Mamadou Gaoussou Diarra, conseiller de l’OPAM, est incapable de sortir l’entreprise d’affaires dans les contentieux. Le Service Contentieux créé par Youssouf MAIGA, pour caser le juriste Lamine Dembélé, membre de son association, recruté en violation des textes en vigueur, en est moins puisque les dossiers contentieux le dépassent. Car il n’a aucune connaissance de la boîte. Alors, c’est la directrice administrative et des ressources humaines, une comptable de formation reconvertie en gestionnaire des ressources humaines qui l’épaule. Or, ce service pourrait être plus actif et performant et éviter à l’Opam la saisie de ses comptes dans des procès. Il devrait en principe avoir au moins 4 juristes confirmés et qualifiés en tout cas selon la décision numéro 0047 OPAM-PDG du 05 septembre 2017 portant création de service contentieux à l’OPAM. Régulièrement, les comptes de l’OPAM sont saisis avec main vidange, notamment par les sociétés Tiofa Distribution et Almamy SARL, occasionnant des pertes chiffrées en centaines de millions. Par ces procédures judiciaires et une direction aux abois, les salaires des agents sont incertains dans les jours à venir et l’insécurité alimentaire touche des centaines de milliers de personnes. Si rien n’est fait pour sauver cette entreprise capitale du         Dispositif national de la sécurité alimentaire de la mauvaise gestion et de la gabegie financière de ses dirigeants, elle fermerait boutique sans nul doute.

Il y a péril en la demeure !

Nous y reviendrons!

Hamadoun KARA

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