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Diatribes nuisibles : IBK appelle « à chérir la vérité »

La vérité, rien que la vérité, la reconnaître en face, la chérir et l’aimer. C’est ce à quoi le Président malien Ibrahim Boubacar Kéita a convié ses concitoyens, surtout les opposants à sa gestion des affaires du pays.

Tout n’est jamais rose dans la gestion d’un pays, surtout celle du Mali qui se relève d’une crise politico-militaire et sécuritaire qui l’a quasiment mis à genoux. Dans leur lutte pour le pouvoir, certains détracteurs du régime IBK usent de toutes les cartes pour noircir ses réalisations à la tête du pays. La lecture de tous leurs tapages, marches et meetings,  conférences, sorties médiatiques prête à croire qu’il s’agit d’un projet de déstabilisation du pouvoir actuel sous la présidence d’IBK. Or, le Mali n’est pas un pays à basculer de nouveau dans une crise qui pourrait lui être fatale.

Sur tout autre front, ce sont des religieux autour du président du Haut Conseil Islamique du Mali, l’imam de Mahmoud Dicko, qui brûlent de tout bois contre l’Education Sexuelle Complète qui, insérée dans un projet d’éducation, frise l’homosexualité selon eux. Alors qu’il n’en est pas le cas du côté des initiateurs du projet.

Certes le combat contre cette option sexuelle est noble, car enfreignant non seulement nos valeurs culturelles et sociétale mais condamné par nos religions : le Christianisme et l’Islam. Mais, dans la mesure où les travaux du projet ont été suspendus, il va de soi que la polémique s’estompe. Mais force est de constater que cette affaire tend à être récupérée par certains politiques maliens pour assouvir leurs intentions. N’a-t-on pas vu l’ancien ministre d’IBK Me Aly Mohamed Bathily et l’honorable Mamadou Gassama montés au créneau au meeting (interdit) du dimanche 23 décembre 2018 au Palis de la culture Amadou Hampaté Ba ?

Malheureusement pour ces opposants et heureusement pour le Mali, l’imam a usé de ses sens de responsabilité en appelant les participants au meeting à rentrer chez eux. Une crise venait ainsi d’être évitée au pays.

Lors de la célébration de ses 100 premiers jours de son second mandat, le lundi 24 décembre 2018, le Président de la République Ibrahim Boubacar Kéita a rappelé ses concitoyens qui font office de mauvaise foi dans sa gestion des affaires de la Cité à être lucides.

Le Mali c’est Tout, filles du Mali, fils du Mali, unissons-nous pour bâtir ce Mali-là. Le Mali, un pays de foi, un pays de religion, chacun devrait s’honorer à chérir la vérité, à aimer la vérité, seule la vérité est divine. Perturber la cité n’est pas conforme à la volonté de Dieu. Aucune haine, anti-personnelle ne devrait pouvoir justifier cela », a déclaré le Chef de l’Etat du Mali.

Et IBK de raisonner : « IBK n’est qu’un mortel, on peut ne pas l’aimer mais dans le temps qui lui est imparti, qu’on le veuille ou non, on sera obligé de le voir. Parce que Celui qui est aux commandes, c’est Lui qui décide. Donc de grâce, mes frères, venez qu’ensemble, nous bâtissions le Mali. Venez qu’ensemble nous sortions des postures et des attitudes peu porteuses, que nous ayons un peu pitié, de la compassion pour le Mali, en nous oubliant un peu. Chacun de nous est important, très important, mais que vaut chacun de nous, aucun de nous par rapport au Mali? Rien ! Le Mali, c’est Tout! Donc ce Mali là et auquel chacun de nous veut du bien j’en suis convaincu. J’invite chacune et chacun, 100 jours c’est rien, tout reste à faire. Comment voulez-vous que nous restons esseulés ? Moi par rapport à ça, non ! Venez qu’on avance! »

Chacun de son côté, majorité, opposition et religieux, sera comptable du Mali de demain. Il est temps que les égos sont délaissés pour sortir le Mali de la crise.

CYRIL/ Icimali.com

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