EDITO UNE

Mot de la semaine : Rencontre

Tous les regards étaient tournés, le lundi 28 octobre 2019 de 17h à 19h, vers la résidence du chef de l’Etat où il accueillait le chef de file de l’Opposition Soumaila Cissé, pour une énième rencontre de sortie de crise. Cette rencontre était tellement attendue par ceux qui se soucient de la paix, de la stabilité et d’un dialogue inclusif, qu’elle devrait en toute logique aboutir à une entente entre les deux hommes afin que tous les maliens sans exclusive se retrouvent pour discuter du Mali.

Si rien n’a encore officiellement filtré de leur rencontre, l’espoir de voir enfin jaillir la fumée blanche ne s’est guère dégrossi.Les maliens fondent encore de l’espoir sur eux. Donc, ils n’auront plus droit à l’erreur, surtout que ce qui les lie serait trop fort pour les diviser, à savoir le Mali.

Que pourraient avoir, ces deux personnalités, de si précieux que la patrie, celle, à qui ils doivent tout ? Vont-ils continuer à faire souffrir leurs concitoyens qui n’attendent d’eux qu’une entente, que la cohésion et  la paix des braves ? Savent-ils que le Mali millénaire est éternel et que chaque génération n’a juste qu’un petit temps pour apporter sa petite pierre ?

Qu’IBK et Soumaila Cissé sachent que la sentence du tribunal de l’histoire est sans appel. Ils sont indéniablement la source du blocage, donc ils sont interpellés. Car étant la cause du blocage du processus, par un égo surdimensionné et un calcul politicien, ils pourraient en même temps être la solution en accordant leurs violons. Ils sont aujourd’hui ceux sur lesquels le Peuple fonde un ultime espoir pour que le processus de dialogue censé être la thérapie aux maux qui minent notre pays, puisse être à la fois inclusif et national.

S’il y a eu beaucoup de rencontres entre le Président de la République et le chef de file de l’Opposition, celle du lundi 28 octobre 2019 avait une autre saveur, car elle s’est tenue à un moment où tous les maliens ont  cette soif de paix, de stabilité, d’entente pour juguler la crise multidimensionnelle,  afin de faire face aux difficultés inhérentes à la vie au quotidien.

Aujourd’hui, tout le monde s’accorde à dire que la seule alternative qui reste, après plus de sept ans de crise, est la retrouvaille entre maliens sous l’arbre à palabre pour se chamailler  d’abord, confronter les idées aussi et proposer en dernier ressort des solutions idoines et  consensuelles.

En somme, IBK et Soumaila Cissé focalisent sur leurs personnes  toutes les attentes, tous les espoirs, ils sont alors condamnés à s’entendre pour ne pas décevoir le Peuple malien qui a, pendant longtemps, fait d’eux ses portes étendards.

Youssouf Sissoko

Inf@Sept

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