Téné Birahima Ouattara, Vice-Premier ministre, ministre de la Défense de la Côte d’Ivoire
La nomination, ce vendredi 23 janvier 2026, de Téné Birahima Ouattara au poste stratégique de Vice-Premier ministre, ministre de la Défense, ne pouvait passer inaperçue. Frère cadet du président Alassane Dramane Ouattara, l’homme que l’opinion publique surnomme « Photocopie », en raison de sa ressemblance frappante avec le chef de l’État, accède désormais à l’un des leviers les plus sensibles du pouvoir ivoirien : l’appareil sécuritaire et militaire.
Au-delà du symbole, cette décision politique nourrit interrogations et spéculations. Pour certains observateurs, elle marque une étape supplémentaire dans la consolidation d’une véritable dynastie au sommet de l’État. Pour d’autres, elle répond avant tout à une logique de contrôle et de sécurisation du régime, dans un contexte régional marqué par l’instabilité, les coups d’État et les recompositions politiques rapides.
En confiant la Défense à un membre de son cercle familial le plus proche, le président Ouattara s’assure-t-il d’une loyauté absolue au sein de l’armée ivoirienne ? Cherche-t-il à prévenir toute velléité de contestation interne ou à garder un œil vigilant sur l’action gouvernementale dans son ensemble ? Ou faut-il y voir les prémices d’une préparation soigneusement calculée de l’après-Ouattara, à l’horizon 2030 ?
Les réponses à ces questions restent, pour l’heure, suspendues au temps et aux actes. Une chose est certaine : cette nomination renforce la centralité du pouvoir autour du clan présidentiel et ouvre un nouveau chapitre de la vie politique ivoirienne.
Les prochains mois, et surtout l’échéance d’octobre 2030, permettront de dire s’il s’agit d’un simple choix stratégique conjoncturel ou de l’installation durable d’une succession familiale au sommet de l’État.
Cyril Roc DACK




