S.E. Mahmoud Ali Youssouf, Président de la Commission de l'Union Africaine (AUC)
Face à la nouvelle escalade des hostilités entre les États-Unis et la République islamique d’Iran, la Commission de l’Union africaine (UA) a exprimé sa vive inquiétude. L’organisation panafricaine redoute une déstabilisation régionale aux conséquences lourdes pour l’économie mondiale et africaine.
Malgré les multiples efforts diplomatiques déployés ces derniers temps pour apaiser les esprits et privilégier une issue pacifique, la tension est de nouveau montée d’un cran entre Washington et Téhéran. Pour la Commission de l’UA, ce regain de confrontation menace directement un équilibre déjà extrêmement fragile. L’institution avertit que ces développements récents font peser un risque sérieux sur la paix et la sécurité internationales.
Face à ce péril imminent, la Commission a lancé un appel pressant à l’ensemble des parties prenantes, leur demandant de faire preuve de la plus grande retenue. Elle exhorte les deux puissances à s’abstenir de toute action provocatrice susceptible d’alimenter l’engrenage de la violence, rappelant que le dialogue et la diplomatie restent la seule voie durable pour régler les différends.
L’inquiétude de l’Union africaine n’est pas seulement d’ordre géopolitique ; elle est aussi profondément économique. L’UA rappelle avec insistance que l’instabilité chronique dans la région du Golfe ne reste jamais confinée au Moyen-Orient et impacte de plein fouet le continent africain.
Cette situation menace de provoquer des perturbations majeures sur les marchés mondiaux de l’énergie, entraînant une hausse redoutée des prix du pétrole. De plus, les pays africains devront faire face à une flambée des coûts du transport ainsi qu’à un renchérissement des produits de base. À terme, ces facteurs combinés risquent de porter un coup d’arrêt brutal à la croissance économique, au commerce et au développement sur l’ensemble du continent.
« L’instabilité persistante dans la région du Golfe a des conséquences importantes pour l’Afrique », insiste le communiqué, mettant en lumière la vulnérabilité des économies africaines face aux chocs énergétiques mondiaux.
La Commission de l’Union africaine a réitéré son soutien indéfectible à toutes les initiatives diplomatiques actuelles visant la désescalade. Elle a formellement exhorté la communauté internationale à intensifier ses efforts pour imposer un règlement pacifique et négocié, jugé indispensable à la stabilité régionale et mondiale.




