Politique

Alioune Gueye, invité de l’émission « Un Thé Avec » : «Cette transition a échoué dès le départ »

Un an après la transition politique en cours au Mali, c’est le fisaco, estime le président du Réseau Nationale de la Jeunesse du Mali (RENAJEM), Alioune Gueye. « Les choses n’ont pas bougé depuis le soir du 18 août 2020. Bref, la Transition n’a pas de chemin à suivre », martèle-t-il.

Mardi 31 août 2021, le Groupe ROTA-LALY TV a procédé à l’enregistrement du huitième numéro de son émission hebdomadaire ‘’UN THÉ AVEC’’ en son sein, situé à Sotuba ACI, animée par Djibril SACKO qui reçoit Alioune Gueye comme invité du jour.

UN THE AVEC, est une émission hebdomadaire qui se tient tous les Mardi à partir de 15 heures sur votre Chaîne en ligne préférée RL (ROTA-LALY), pour parler du pays. ROTA-LALY TV, la web télé qui rassemble.

Après Moussa Bazié KONE de l’URP dans le septième numéro, c’est reparti pour un autre Thé autour du thème : ‘ « Transition au Mali, un an après, comment sortir de l’impasse? », avec Alioune Gueye du Réseau National de la Jeunesse du Mali (RENAJEM). C’est un jeune acteur et leader d’associations qui marque de son empreinte l’histoire de la jeunesse malienne à travers des mouvements comme Conseil National de la jeunesse (CNJ), Réseau des Jeunes Leaders des Nations Unies (ROJALNU) et beaucoup d’autres. Aujourd’hui, il continue à servir son pays en aidant la jeunesse à faire mieux que lui-même.

Selon Alioune Gueye, après un an de Transition, le Mali est toujours un grand pays, un pays des hommes forts. Comme dit l’autre : « Le Mandé peut être confié, le Mandé ne peut être vendu. Le Mandé peut vaciller, le Mandé ne s’écroulera jamais ».

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Cependant, le président du RENAJEM n’a pas été tendre dans ses analyses sur la transition. « La situation actuelle du pays est un peu délicate. Par exemple, quand une maison en construction dans laquelle il y a des failles qu’il faut réparer obligatoirement, revient maintenant au maçon pour casser les parties mal faites et les refaire. Donc, ici, c’est comme le maçon ignore le plan. Voilà exactement le cas du Mali. C’est ce qui m’amène à dire que le bilan est négatif. Et que cette transition a échoué dès le départ, à telle enseigne que les autorités en place oublient que nous sommes dans une période transitoire », a indiqué Alioune Guèye.

Pour monsieur Guèye, « les mêmes faits pour lesquels l’on a poussé l’ancien régime à la sortie sont reprochés aux autorités de la Transition. Cela veut dire que les choses n’ont pas bougé depuis le soir du 18 août 2020. Bref, la Transition n’a pas de chemin à suivre ».

Parlant du RENAJEM dont il est le Président, Alioune Guèye dira que c’est une organisation non gouvernementale qui a vu le jour en 2002 après le CNJ en 2000. A l’époque, c’est le Ministère de la jeunesse qui était à la base de la mise en place. Il a été constitué par des associations. Le RENAJEM est un vieux réseau à travers lequel beaucoup sont passés pour devenir ce qu’ils sont aujourd’hui, tels que Djibril Sacko, Aïchata Bokoum, Adam Dicko, etc. Le RENAJEM, de sa création à nos, a connu trois (3) coordinateurs à savoir Sidiki Koné, Dr Bréhima Diallo dit BRINO et Alioune Guèye. La mission du réseau est l’accompagnement de la jeunesse à se développer. Aujourd’hui le domaine a élargi en matière de l’emploi des jeunes, l’assainissement et le renseignement des femmes aux droits et aux devoirs pour pouvoir se prendre en charge. Le RENAJEM a aussi apporté sa contribution pour lutter contre le COVID-19.

Selon Alioune Gueye, le regard du RENAJEM vis-à-vis de la transition est que la Transition est une période exceptionnellement déterminée où le président doit faire appel aux acteurs pour un dialogue national. Car une Transition n’est pas comme un mandat. « Pour une Transition réussie, le RENAJEM met l’accent sur l’inclusivité, la sensibilité à la jeunesse et la probité morale des personnalités n’ayant pas de dossier à la justice, la sécurité, poser les bases d’une gouvernance vertueuse des affaires publiques dans tous les domaines de la justice, la réalisation des Réformes nécessaires en vue d’organiser des élections libres, crédibles et transparentes », a affirmé le président du RENAJEM.

L’invité du jour a lancé un appel à l’endroit des autorités de la Transition à créer un cadre de réflexion pour une meilleure gestion de la transition.

S. Coulibaly

L’Observatoire

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