Dans ledit communiqué, le Gouvernement du Mali prend acte du Communiqué final de la 3me Session extraordinaire de la Conférence des Chefs d'État et de Gouvernement de la CEDEAO sur la situation au Mali et en Guinée, tenue, le 07 novembre à Accra.
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Choguel à la Primature : Les indices d’un départ imminent

Hissé à la plus haute fonction de la République par la force des choses, les jours du Premier Ministre Choguel K Maiga seraient-ils comptés à la tête du gouvernement de transition ?

La question est d’autant moins superflue que plusieurs indices de son départ pointent à l’horizon. Et ce n’est pas son bilan, des promesses mal tenues qui se résument aux seules préparatifs des assises dite refondation de l’Etat avec à clé la mise en place d’un organe unique de gestion de élections, qui est relevé par ses détracteurs, mais son incapacité à faire inclusivité autour de la transition. Une demande qu’avait formulé son employeur dans sa lettre cadrage. Ainsi, cinq mois après sa prise de fonction, l’ancien président du comité stratégique du M5, au regard des indices, risque d’être remercié.

Le premier indice qui laisse pensé que Choguel est isolé est le fait de voir les militaires devenus diplomates. En effet, les acteurs du putsch, du 18 aout 2020, semblent décider de prendre les choses en mains, à la veille de la réunion extraordinaire de la CEDEAO sur le Mali et Guinée. Les colonels Sadio Camara et Malick Diaw, respectivement ministre de défense et anciens combattant et Président du CNT, l’organe législatif de la transition, ont sillonné la sous-région. Si Diaw était chez le Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, le Col Camara était pour sa part chez, Alassane Dramane Ouattara, doyen des chefs d’Etat de la Cedeao. Et si rien n’a filtré de leur entretien respectif, tout porte à croire qu’ils ont imploré la clémence de l’organisation sous-région qui s’apprêtait sans doute à sanctionner économiquement le Mali.

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Les colonels vont sans doute tenter d’arracher une prorogation ne serait que 6 mois, le temps nécessaire d’organiser des élections et permettre à l’Etat malien de revenir dans le giron des Etats démocratiques. Toute chose qui va demander des garanties et même le sacrifice d’une tête en contrepartie. Et la Cedeao qui n’a pas apprécié les différentes sorties médiatiques du PM malien ces derniers temps, risque de mettre son départ dans la balance.

Autre indice qui fragilise Choguel est le départ de la CMAS du M5, la plus importante de ses composantes. En effet, la CMAS de l’Iman Mohamoud Dicko, avec d’autres organisations politiques et sociales, a lancé une nouvelle plateforme appelée « Uni Pour le Mali. » Dans leur premier communiquer, ladite plateforme a déploré « la flambée de prix des denrées de premières nécessité, l’insécurité galopante et un déficit d’injuste, » Toute chose qui laisse pensé que la CMAS ne porte plus Choguel dans son cœur. D’ailleurs un des membres influents, notamment Cheick Oumar Diallo était présents au meeting du cadre d’échanges des partis et regroupement politiques pour la réussite de la transition, le 6 novembre 2021.

En plus du départ de la CMAS les branches M5 liées à Cheick Oumar Sissoko, Mme Sy Kadiatou Sow et Clément Dembélé se seront plus prestes à aller au charbon aux fins de maintenir un Choguel à la primature. Le choix d’un PM et de ministres au sein du M5 lors de la formation du gouvernement II de la transition sont sans doutes passé par-là.

Autre indice est la montée en puissance du mouvement « Yerewolo débout sur les remparts » menace également le règne de Choguel à la Primature. En effet, choisi pour avoir une base sociale afin de pouvoir faire face aux extérieur, les militaires n’auront plus rien à perte à mettant un terme à une collaboration formée avec Choguel. Cette base sociale qui semble motivé sa nomination est désormais acquise avec « Yerewolo débout sur les remparts. »

Enfin, la position irrévocable des formations et regroupements politiques par rapport à la prorogation de la transition. Il nous revient de bonnes sources que la plupart des états major des formations politiques qui ne seraient pas contre la prorogation de la transition. Ils seraient mêmes déterminés à aller plaider la cause devant la communauté internationale. Mais il y’a un problème : Choguel à la Primature. Ces formations politiques qui sont pour la plupart issues du cadre d’échanges des partis et regroupement politiques pour la réussite de la transition, demandent le départ de Choguel de la Primature, sursoir à la tenue des assises nationales, abandonné la mise place d’un organe de gestion des élections et la mise en place d’un gouvernement d’union nationale avec à sa tête un PM apolitique.

Ainsi à moins un miracle Choguel risque d’être abandonné en pleine.

Amidou Keita

Source: Le Témoin

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