Institut de Recherche sur les Cultures des Zones Tropicales Semi- Arides ICRISAT
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Cinquantenaire de ICRISAT en faveur des petits exploitants agricoles

L’institut de recherche sur les cultures des zones tropicales semi-arides ICRISAT, en partenariat avec l’Institut d’économie rurale (IER), à travers le ministère du développement rural a célébré la fête anniversaire des 50 ans d’ICRISAT. Un parcours d’un demi-siècle de l’ICRISAT et ses partenaires en Afrique, Asie et partout dans le monde, qui se caractérise par des innovations.

L’évènement a été présidé par le ministre du Développement Rural M. Modibo KEITA, en présence du directeur national de l’agriculture, du directeur général de l’Institut d’Economie Rurale, du directeur régional de l’ICRISAT pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre Dr Ramadjita Tabo et de tous les acteurs de la recherche agricole.

ICRISAT est un institut de pointe, spécialisé dans la recherche agricole dans les zones arides. Il est à but non lucratif et apolitique. Il sert 2, 1 milliards de personnes dont 764 millions considérées pauvres, dans 55 pays dans les zones arides en Asie et en Afrique. Il est créé en 1972 par un consortium formé par les fondations Ford et Rockefeller et avec le soutien du gouvernement indien. Sa vision est de faire une région tropicale aride, résiliente, prospère et sécurisée sur le plan alimentaire. Il se propose comme mission de réduire la pauvreté, la faim, la malnutrition et la dégradation de l’environnement dans les zones tropicales arides.

 L’Institut de recherche sur les cultures des zones tropicales (ICRISAT) par le biais de l’Institut d’Economie Rurale (IER) vise à améliorer la productivité et la résilience des petits exploitants agricoles dans les zones sahélienne et Soudanienne à risque climatique du pays. Ce partenariat, qui s’inscrit dans le cadre de la recherche agricole pour le développement (ARAD), a enregistré d’importants succès et de diffusion à grande échelle de variétés améliorées de mil, de sorgho et d’arachide, ce qui a joué un rôle important dans la lutte contre la pauvreté, la faim et la dégradation de l’environnement dans le pays.

Le ministre du développement rural, à l’occasion de cette fête anniversaire d’ICRISAT, a rappelé que la République du Mali accorde une grande importance au partenariat existant entre ICRISAT et l’IER. Il  a exprimé sa joie notamment à l’endroit de l’Institut pour l’amélioration des programmes de sélections des systèmes semencières de la mise à échelle des technologies et des bonnes pratiques agricoles contribuant ainsi à améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle et les revenus des petits exploitants agricoles.  Puis de poursuivre « j’ai noté avec beaucoup de satisfaction et d’espoir les réels changements opérés pour créer les variétés améliorées de blé, sorgho, d’arachide et d’autres espèces végétales car souligne t- t-il, ces nouvelles variétés plus performantes et résilientes s’adaptent mieux au contexte du changement climatique et plus productives ».

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Pendant les 50 ans d’ICRISAT, le ministre Modibo KEITA a expliqué que l’Institut a fortement contribué à la sécurité alimentaire et nutritionnelle en Afrique et en Asie.

Le numéro un du monde rural, au nom du gouvernement de la République du Mali a félicité ICRISAT pour son prix africain de l’alimentation 2021.

« ICRISAT a amélioré la recherche et le développement agricole qui ont permis d’améliorer la sécurité alimentaire dans 13 pays d’Afrique sud saharien. Les recherches d’ICRISAT ont permis de développer 266 variétés améliorées de légumineuses et beaucoup de tonnes de semences sur plusieurs séries de cultures de légumineuses, notamment le haricot ordinaire, l’arachide et le soja. « Ces nouvelles variétés ont permis à plus de 25 millions de petits exploitants agricoles d’Afrique au sud saharien dont le Mali de dévernir résilient au changement climatique » s’est réjoui le chef du développement rural.

Le ministre du département rural a félicité et encouragé les instituts de recherche à poursuivre et à accélérer leurs actions et les a rassurés l’accompagnement des plus hautes autorités de la transition le colonel Assimi GOITA, Président de la transition, Chef de l’Etat et le Dr Choguel Kokalla MAIGA, Chef du Gouvernement.

Le directeur régional d’ICRISAT Pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, dans son intervention, dira qu’à l’occasion des 50 ans de ICRISAT, il s’agira de faire le point sur les recherches menées dans les zones tropicales semi-arides de l’Afrique de l’Ouest  et du Centre en faveur des petits exploitants, mais aussi de s’interroger sur les perspectives et les défis qui se posent afin de mieux se projeter à l’avenir. Selon lui, ces défis ont pour nom changement climatique, insécurité alimentaire, nutritionnelle.

« De l’implantation au Mali à nos jours, les  travaux d’ ICRISAT ont porté notamment sur le développement et la dissémination de variétés améliorées, de sorgho, mil et arachide qui ont permis aux agriculteurs d’améliorer leur productivité ; ICRISAT a aidé dans la sous-région le développement et la conservation des ressources génétiques du mil, du sorgho et de l’arachide dans le cadre d’une banque régionale des gènes établie à la station de recherche de ICRISAT au Niger ; une autre intervention majeure d’ ICRISAT a été le développement de technologies de gestion intégrée de fertilité des sols et de conservation de l’eau. Par exemple, le microdosage des engrais, combinée à d’autres interventions comme le warrantage (système de crédit) et les boutiques d’intrants a permis à de nombreux producteurs d’améliorer la productivité de leurs culture, de leurs revenus » a soutenu le directeur régional de l’ICRISAT.

Le représentant des Organisations Non Gouvernementales a, de son côté, beaucoup, apprécié l’approche inclusive d’ICRISAT car selon lui, les investissements touchent directement les paysans. « En tant que ONG, nous prenons avec ICRISAT, des variétés adaptées au contexte Géo-Spatial » a-t – il signalé.

Le représentant du secteur privé Mme Oumou Coulibaly a, quant à elle, laissé entendre qu’ICRISAT les a toujours accompagnés à travers les équipements, les échanges d’expériences, de technologie.

A la fin de la visite le ministre du développement rural a procédé à la visite guidée des installations d’ICRISAT, visiblement émerveillé. Il a visité successivement le laboratoire de l’aflatoxine, qui contrôle la qualité de l’aflatoxine, la détection de l’aflatoxine dans les denrées alimentaires, qui est une façon de protéger le consommateur. Il a ensuite visité l’aire de préparation des semences, la salle de conservation à court terme des arachides, le centre de traitement des semences entres autres.

Avec MDR

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