Economie

Commerce : Les détaillants promettent un avril chaud au gouvernement

L’accès difficile au visa chinois, le coût élevé du dédouanement et des impôts expliquent la colère des commerçants détaillants qui menacent de rendre difficile l’existence des Maliens en avril.

“Nous irons en grève le mois prochain et c’est inévitable parce que le gouvernement ne fait rien pour débloquer notre situation”.

Les commerçants détaillants du Mali menacent de tout bloquer ce mois d’avril en allant en grève. Ils dénoncent les mauvaises conditions de commerce que le gouvernement leur imposent notamment la cherté du dédouanement des marchandises, des impôts élevés et l’accès difficile au document de voyage chinois.

Après leur assemblée générale d’information le 24 février 2018 au siège de la Chambre de commerce et d’industrie, les commerçants détaillants du Mali se sont regroupés une nouvelle fois ce samedi à la Place de souvenir au Grand marché pour attirer l’attention des plus hautes autorités à ne pas jouer avec le feu.

Cette assemblée générale était dirigée par les leaders des marchés de Bamako ; à savoir : Salif Simpara du Dabanani, Abdoulaye Cissé de Médine et Ousmane Diarra du quartier Draal. Selon Ibrahim Maïga, vice-président de la commission visa, les détaillants maliens sont confrontés à beaucoup de problèmes. Et si rien n’est fait, elles réduiront à néant le commerce malien.

A en croire M. Maïga, les marchandises des commerçants sont bloquées dans les ports à cause de la douane qui a augmenté les prix de dédouanement. Alors qu’au même moment les impôts, leur demandent 3 % de leurs chiffres d’affaires, ce qui paraît trop élevé pour les détaillants.

Autres problèmes évoqués : le bradage des bâtiments administratifs qui devraient servir au recasement des déguerpis, mais qui ont été vendus en catimini. Les commerçants ont dénoncé aussi le difficile accès du document de voyage chinois malgré la mise en place d’une commission de facilitation entre la CCIM et l’ambassade de Chine.

Face à ces problèmes, les commerçants exigent du gouvernement une solution rapide faute de quoi ils fermeront boutiques. “Nous allons tout faire pour avoir satisfaction à nos doléances”, a laissé entendre M. Maïga qui a affirmé haut et fort que le pays repose à 80 % des recettes des commerçants donc les autorités n’auront pas le choix. “Satisfaire leur doléance ou faire face à une bombe sociale”.

Zoumana Coulibaly

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