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Conditions véritables de libération  des otages : Le MSDH réclame des comptes à l’Etat

Dans son communiqué 022 du 9 septembre 2020, signé de son président N’Djim Boubacar, le  Mouvement pour la Sauvegarde des Droits de l’Homme (M.S.D.H) demande à l’État Malien de « confirmer ou d’infirmer le paiement d’une quelconque rançon en contrepartie de la libération de M. Soumaïla Cissé… »

Tout d’abord, le M.S.D.H s’est réjoui de la libération de l’ex-député Soumaïla Cissé, qui était détenu depuis le 25 Mars 2020 par certains groupes terroristes toujours non identifiés officiellement, et par la même occasion félicite la cellule de crise mise en place par la primature et tous les acteurs qui ont  travaillé sans cesse pour obtenir ce résultat.

Cependant, le M.S.DH se dit stupéfait  d’apprendre « sur les  médias nationaux et internationaux la libération de 206 présumés dangereux djihadistes sans aucune forme de procès et condamne avec la plus grande fermeté cette forme de mise en liberté qui n’est pas à encourager pour un pays en quête d’identité judiciaire et qui bafoue les principes juridiques et fondamentaux des droits de l’homme ».

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S’inscrivant  dans ses objectifs de recherche de vérité  et distribution d’une justice  équitable, le MSDH reste perplexe à certaines zones d’ombres de cette opération. Ainsi demande-t-il à l’État Malien « d’informer la population malienne sur les véritables conditions de libération  de Mr Soumaïla Cissé et compagnie (Sophie Petronin et deux missionnaires italiens) » et « de confirmer ou d’infirmer la libération de plusieurs dizaines prévenus djihadistes ou le paiement d’une quelconque rançon en contrepartie de la libération de Mr Soumaïla Cissé et compagnie ».

Selon diverses sources, de 15 à 20 millions d’euros sont versés aux ravisseurs des otages avant qu’ils ne recouvrent leur liberté. Une somme jugée trop astronomique qui pourrait servir aux groupes terroristes à financer leurs activités dans le Sahel.

Toutefois, le Mouvement pour la Sauvegarde des Droits de l’Homme reste ferme dans sa « volonté de vaincre l’impunité et l’injustice sur toute l’étendue du territoire malien ».

Cyril Adohoun

L’Observatoire

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