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Housseini Amion Guindo sur la transition : « Il faut plus de lisibilité et d’inclusivité »

« Nous sommes convaincus que pour réussir la transition, il faut plus de lisibilité et d’inclusivité », a insisté le président de la Convergence pour le Développement du Mali (CODEM), Housseini Amion Guindo, selon lequel les missions essentielles sur lesquelles devrait se consacrer la transition sont la sécurisation du pays et l’organisation d’élections crédibles et transparentes.

Housseini Amion Guindo a de nouveau fait preuve de son franc-parler devant Jean-Pierre Lacroix, Secrétaire général adjoint des Nations Unies en charge des opérations de maintien de la paix. Parmi la vingtaine de partis politiques présents à la rencontre à l’hôtel Azalai le lundi 18 janvier 2021, à l’initiative du secrétaire général adjoint des Nations Unies en charge des opérations de maintien de la paix, la CODEM « n’a pas dérogé à sa tradition de lanceur d’alerte sur les situations préoccupantes » au pays. Son président Housseini Amion GUINDO a suscité « une prise de conscience sur le plan national et international.

Lors des échanges, le président du parti CODEM a évoqué sans détours trois sujets majeurs que sont  la situation sécuritaire préoccupante avec l’expansion terroriste et le grand banditisme, l’effondrement de l’économie rurale dû à l’insécurité ainsi que les changements climatiques et la crise cotonnière.

Tout en saluant certains acquis de la transition, Poulo a dénoncé le « manque d’inclusivité à plusieurs niveaux dans le déroulé de la transition, l’absence de lisibilité des perspectives » à travers un agenda clair. « Nous sommes convaincus que pour réussir la transition, il faut plus de lisibilité et d’inclusivité », a-t-il insisté.

L’ancien ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable (2019 – 2020), Housseini Amion Guindo, très préoccupé par l’insécurité grandissante au nord et au Centre du pays, a déploré «l’expansion du terrorisme et le grand banditisme sur la quasi-totalité du territoire ». Sans laisser inaperçue la prolifération des milices d’autodéfense au-delà du centre due à l’absence totale et injustifiée de l’Etat, pointant du doigt les milices d’autodéfense peules et dogons qui se livrent parfois à des scènes de violences inouïes.

En homme averti, l’ancien ministre des Sports (2014 – 2017) a sonné l’alerte sur les « conséquences de l’effondrement de l’économie rurale sur une bonne partie du pays, jadis grenier agricole ». Une poudrière de trop, s’inquiète Poulo. Ceci est dû, à en croire le président de la Codem, au terrorisme qui empêche les paysans et les éleveurs de travailler, au changement climatique.

Pour cet homme ambitieux du fauteuil de Koulouba en 2022, la crise du coton est la goutte d’eau qui déborde le vase, avec ses impacts sur les autres secteurs. Car « la faillite de l’économie rurale peut offrir un vivier de recrutement pour les obscurantistes ».

Cyril Adohoun

L’Observatoire

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