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La ronde des traitres

En politique comme en religion, le mensonge volontaire ou par omission, la traîtrise, la supercherie sont malheureusement bien présents… Un mal pour un bien ? L’adage dit que c’est de la confiance que nait la trahison. Et, note André Thérive «la trahison est une question de date »… surtout en politique. Victor Hugo a dit  » les traîtres trahissent…ceux qui ont trahi …trahiront. « Ici , « la moitié d’un ami, c’est la moitié d’un traître. » Tous pourris donc ? Que nenni !

« Toujours la trahison trahit le traitre, jamais une mauvaise action ne vous lâche sans rémission pour les coupables, et le jour vient où les traitres sont odieux même à ceux qui profitent de la trahison. » Victor Hugo. 
C’est en raison du fait que la politique dénature et ruine l’amitié que John Davison Rockefeller Junior, fils du pater familias Rockefeller et premier milliardaire de l’époque contemporaine a dit un jour : «ton amitié m’a souvent fait souffrir ; sois mon ennemi, au nom de l’amitié. » La bonne traduction de la pensée de ce philanthrope visionnaire pourrait être : « djougou kou kelen ka foussa ni nyi djougou yé ».
En effet, c’est dans les situations difficiles qu’on connaît ses vrais amis. Où sont les amis du président IBK. Sous le trauma de la mise à sac du siège du Rpm, parti présidentiel, les amis du président qui se voulaient et se proclamaient plus proches et plus dévoués que les tisserands, ont pris leurs jambes à leur cou. Ceux qui hier ont œuvré à faire passer comme confidents et confesseurs, à la place des confidents et confesseurs, détalent comme les rats qui quittent le navire au premier avis de tempête…
Comme dans la petite chanson de la ronde des oiseaux, chacun vient se fend d’un communiqué pour trahir, se démarquer, à accuser…appeler à dresser l’échafaud pour pendre le potentat sanguinaire ! ARP et Cofop, Parena et Codem, Adp-Maliba et Asma-Cfp… Leur débandade et leur trahison les blanchissent-ils ?
Oublions que tous se sont goinfrés jusqu’à étourderie et somnolence, comme disent les réseaux sociaux ils ont tous bien mangé et se sont sécurisés au cas où ! Comme l’hypothèse se profile, on ne pourra toutefois s’empêcher de se souvenir que tout ce qui arrive aujourd’hui au Mali et au président IBK est bien de la faute, de l’incompétence, de l’appétence, de la fourberie et de la félonie de ces amis qui se taillent aujourd’hui !
Contentons-nous d’un seul exemple. Au moment où Bamako est à feu et à sang, le faux Tigre, le sécurocrate félon, Soumeylou Boubèye Maïga qui a tout de Judas, s’empresse de twitter pour se démarquer. Après avoir laissé ses partisans manifester le 10 juillet avec le M5-RFP pour demander la démission du président IBK, notre Judas se fait donneur de leçons et dispensateur gratuit de stratégie. Celui qui a été chassé de la Primature pour avoir embraser le Centre tente ainsi de faire oublier sa grande et entière responsabilité dans le délitement que le pays vit aujourd’hui. 
N’est-ce pas lui, Soumeylou B Maïga, chef du gouvernement, le premier à mettre sous pression la Cour constitutionnelle, à la sommer et la contraindre pour l’amener à prendre des décisions qui déjà en ce moment semaient les germes de ce qu’on récolte aujourd’hui ? 
Quelle forfaiture n’a-t-il pas fait, en tant que premier ministre « plein pouvoir » de fait pour reporter les législatives immédiatement après les présidentielles alors que rien ne le justifiait. Il a provoqué ce report juste par calcul personnel, le temps que son micro parti puisse ratisser large. Le fait du prince. Il a débauché une vingtaine de députés au sein même du parti du président IBK pour se constituer un groupe parlementaire félon sans passer par les élections.
Pour cette ambition, il a amené la Cour à dire et à se dédire. Et on se rappelle à se taper la poitrine… à ajouter à la déloyauté politique, la vantardise immorale lors de son show politoco-primatorial en insultant le président du Rpm, le président du parti d’IBK : « Quand le hérisson passe, le chien aboie mais n’a jamais pu le mordre ».
Aujourd’hui où le pays vit les conséquences de son acte insensé et personnellement cruel, il se fend dans des communiqués et de déclarations pour charger le régime. Tout ce qui l’intéresse, c’est le nombre de députés pour se constituer une protection contre les procédures judiciaires en cours le concernant. On aurait compris sa détermination à voir l’Assemblée nationale dissoute. 
À côté de lui, son jeune frère (de l’eau glacée) caché derrière la page d’Aminata Ouédraogo, se moque des morts… et veut tirer profit de la situation avec cynisme. Dans son insinuation, il avance que les premiers morts de mars 1991 ont présagé de la suite des événements. Il trouve sans aucune précaution un coupable aux tueries du samedi. Leur petit doigt accusateur infesté par la haine viscérale de leur bête noire, leur indique que tout ce qui est arrivé le week-end était de la faute des forces spéciales sous le commandement du Général Diawara. C’est facile de trouver les boucs-émissaires surtout quand ceux-ci se révèlent ceux qui empêchent au faux tigre et à sa troupe de s’emparer du Mali tel qu’ils le veulent. C’est facile de désigner à brûle-pourpoint un fautif quand on connaît que par le passé c’est les méthodes qu’on a employées. 
C’est faux et archifaux. Les forces spéciales n’ont pas été engagées ni avant ni après les saccages et la pyromanie de ses nouveaux amis. Que ceux qui avancent en apportent la preuve. 
Le faux tigre oublie que personne n’oublie ses assassinats ciblés, ses matraquages de l’opposition politique(COPPO), de ses enlèvements…. Qu’il se rassure le général Diawara n’utilise pas les basses méthodes que lui SBM avait mises en œuvre durant son sinistre passage à la tête des renseignements. 
Que dire des autres supposés alliés comme la CODEM ou encore l’UDD, le PARENA qui ne parviennent plus à cacher leur double jeu ou simplement le jeu de leurs intérêts ? 
Que comprendre de l’attitude des ministres qui sont restés au gouvernement jusqu’à la démission celui-ci, qui croyant le navire coulant vers les abysses, rejettent en bloc tout soutien aux initiatives du président allant jusqu’à menacer de ne pas s’engager auprès de lui ! Si d’autres n’ont seulement déjà fait allégeance au M5-RFP comme l’insinue le fanfaron de Clément Dembélé.
Toutes ces attitudes font aujourd’hui que le citoyen a perdu toute confiance en l’homme politique malien, aux hommes politiques du pays qui sont presque tous devenus des girouettes. Comme dit la Bible : Gardez-vous des faux prophètes. Ils viennent à vous en vêtement de brebis, mais au-dedans ce sont des loups ravisseurs. » 
C’est pourquoi les Bambara disent :  » j’aime bien un ennemi déclaré qu’un faux ami! »
Fasse Dieu triompher la vérité
Allah protège notre pays!
Ismael Koita 
Source: echosmedias.org

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