Politique

Législatives 2020 : Les candidats fixés sur leur sort

La Cour constitutionnelle, conformément à l’article 163 de la loi électorale,  a proclamé la liste p des candidatures pour l’élection des députés à l’Assemblée nationale. C’était le mercredi, dans ses locaux, sis à Hamadallaye ACI, en présence des mandataires des partis politiques et candidats indépendants en lice. En effet, dans un rapport rendu public, la présidente de Cour, Manassa Dagnoko, a invalidé 15 listes sur 560 déposées. 

La Cour a reçu 11 requêtes, dont 9 pour invalidation de candidatures et deux pour demander le report des échéances en question.

Parmi les requêtes pour invalidation on peut retenir, entres autres, celle de l’URD contre le Parena. En effet, le chef de file de l’opposition, Soumaïla CISSE, comme pour régler ces comptes avec ses ex-compagnons, a dans une requête demandé l’invalidation de la liste de candidatures du parti Parena dans la circonscription électorale de la commune IV du district de Bamako. Motif, dit-il, le candidat Cheick Oumar Koné, élu au conseil communal sous la bannière de l’URD, dans ladite commune, n’a pas démissionné de ses fonctions au moment de sa déclaration de candidature. Contre le RPM par contre, l’URD de Soumaila Cissé a demandé l’invalidation de la liste de Bourem. L’opposition estime que le colistier d’Aïchata Alassane Cissé alias Chato, Mohamed Ould Mataly est dans le collimateur de la communauté internationale. Des candidats, pour des raisons sociales, ont également demandé l’invalidation de leur candidature. Il s’agit de Bissy Sangaré et Famoussa Samaké, tous du parti Rassemblement pour la démocratie et le Progrès (RDP) de Bougouni.

Pour annulation, c’est Maître MountagaTall du CNID-FYT et Boubacar Pléa, un candidat Indépendant en commune IV, qui ont introduit chacun une requête. Si M. Pléa motive sa demande par le contexte socio-sécuritaire, maitre Tall, en bon avocat, soutien des irrégularités et violations de textes. Selon lui, le décret n°2020-0010/PRM portant convocation du collège électoral, ouverture et clôture de la campagne électorale à l’occasion du scrutin du 29 mars 2020 viole les dispositions des articles 86 et 158 (nouveau) de la loi électorale. Ces deux requêtes ont été rejetées par la Cour aux termes de l’article 163. Au demeurant, que le CNID-FYT a présenté des listes de candidatures dans onze circonscriptions électorales notamment Koulikoro, Nara, Kolokani, Koutiala, Sikasso, Barouéli, Ségou, Ténenkou, les communes II, V et VI du district de Bamako.

Parmi les listes rejetées figurent entre autres du parti Yelema à Goundam, de l’ADP-Maliba et Asma-CFP à Tombouctou  ainsi que deux indépendants de Niono au motif qu’elles ne comportent pas l’indication de la couleur choisie pour l’impression de leurs bulletins de vote.  Pour des problèmes liés au casier des candidats, les listes indépendantes BAGUINE à Bandiagara et du parti UPD à Kolokani ont été invalidées. A Kidal, deux listes, notamment celles de Mohamed Ag Egleze et de Manayete Ag Mohamed, se réclamant toutes de l’URD ont été invalidées aux termes de l’art 69 de la loi électorale. « Plusieurs listes ne peuvent avoir, dans la même circonscription électorale, le même titre, ni se réclamer du même parti ».

Autres listes invalidées, on peut retenir du Fare AN KA Wuli et ASMA-CFP dans la circonscription électorale de Niafunké, pour n’avoir pas acquitté des frais de participation, de l’ADP-Maliba à Bafoulabé, pour défaut d’investiture.

Cependant, concernant les candidatures retenues, le plus grand nombre de candidat est enregistré dans le district de Bamako avec 332 candidatures. Il est suivi de la 3ème région, Sikasso avec 238 candidatures. Le plus faible taux est enregistré dans la région de Kidal avec 14 candidats, dont 3 femmes et 11 hommes.

En attendant les réclamations pour proclamer les listes définitives, sur les 545 listes validées, figurent 1.447 candidats dont 426 femmes.

Bill Carson

La Preuve

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