Education UNE

Mali : Une année scolaire 2021-2022 conditionnée

Les élèves du Mali ont repris le chemin de l’école ce lundi 1er novembre 2021. Pour cette année scolaire 2021-2022, les enseignants ont fixé les règles.

Après des semaines de fermeture, les classes ont rouvert pour l’année scolaire 2021-2022. Les milliers d’élèves maliens ont repris la route de l’école.  Le lancement de l’année a été fait au Groupe scolaire Inemassa Cisse de Niarela par le Premier ministre, accompagné de plusieurs membres du Gouvernement dont la ministre de l’Education nationale, Mme Sidibé Dedeou Ousmane. Dr Choguel Kokalla Maiga a inauguré les salles de classe réhabilitées de ladite école, sur initiative du Président de la Transition, Colonel Assimi Goïta

La leçon modèle de cette année portant sur « les changements climatiques », le Chef du Gouvernement a saisi l’occasion pour assister au premier cours de la classe de 2e année. Les élèves ont ainsi planché avec le Premier ministre sur les solutions pour lutter contre cette problématique. Dr Choguel Kokalla Maiga a aussi procédé au lancement de l’opération « un élève, un arbre ».

A LIRE AUSSI

Mali: Libération des trois employés chinois de l’entreprise de construction COVEC

La rentrée de cette année a échappé au sabotage. De fait, un communiqué estampillé de logo et de signature d’un responsable du département a fait le tour des réseaux sociaux à la veille, indiquant que la rentrée a été reportée au 22 novembre 2021. Ce qui a provoqué l’ire des parents. Il a fallu que le ministère sorte de son gon pour démentir le communiqué jugé faux.

« Il m’a été donné de constater un communiqué sur les réseaux sociaux faisant croire à une ouverture des classes, le 22 novembre 2021. La Ministre de l’Education Nationale tient à rassurer les élèves, les parents d’élèves et les acteurs de l’école que la date d’ouverture des classes, prévue le lundi 1er novembre 2021 reste inchangée. Par ailleurs, des investigations sont en cours pour identifier et punir conformément à la Loi, le ou les auteurs de ces actes malintentionnés », a communiqué la ministre Sidibé Dedeou Ousmane.

Une année conditionnée

Si les syndicats de l’éducation signataires du 15 octobre 2016 ont décidé de rentrer en classe, malgré qu’aucun accord n’est encore trouvé avec le Gouvernement, ils ont toutefois annoncé dans une Lettre circulaire leur nouvelle stratégie pour « mieux aborder l’année scolaire et des actions à engager en vue de l’application de l’article 39 ». Ces mesures qui prennent effet dès ce premier jour de la rentrée concernent « la non-évaluation, la non prise des classes à double division, la non prise des classes à double vacation, la non prise des écoles à ECU, la non prise des heures supplémentaires et la non prise des classes à effectif dépassant 50 élèves ».

La pomme de discorde

Il faut rappeler que la pomme de discorde entre les syndicats de l’éducation signataires du 15 octobre 2016 et le Gouvernement est le fameux article 39 dont l’application pose de problème. Alors que les autorités de la Transition se cachent derrière la « grille unifiée » comme solution de rechange, les syndicats restent campés sur l’application de la Loi N° 2018-007 du 16 janvier 2018 portant statut du personnel enseignant de l’enseignement secondaire, de l’enseignement fondamental et de l’éducation préscolaire et spéciale.

Celui-ci stipule : « Toute majoration des rémunérations des fonctionnaires relevant du Statut général s’applique de plein droit au personnel enseignant de l’Enseignement secondaire, de l’Enseignement fondamental et de l’Éducation préscolaire et spéciale ».

La rencontre du 1er novembre 2021 entre les syndicats et le gouvernement a été suspendue de nouveau.

DACK/Icimali.com

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.