comité directeur de l’AEEM
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Mise en place du comité directeur de l’AEEM : Comment sortir des méandres du système LMD et autres !

En vue de mener ses revendications de façon pragmatique, l’Association des Elèves et Etudiants du Mali (AEEM) s’est dotée d’un Comité directeur. Il s’agit surtout de sortir des turpitudes du système Licence-Master-Doctorat (LMD).

Dans le cadre de la mise en place d’une plateforme dénommée « Comité directeur de l’association des élèves et étudiants du Mali », les membres de l’AEEM ont animé, le dimanche 10 avril 2022, une conférence de presse dans l’enceinte de la faculté des sciences économiques et gestion de Bamako (FSEG). C’était sous la présidence de M. Ibrahima Ascofary, en présence du Secrétaire général de l’AEEM, Siriman Seydou Niaré, du représentant de la commission d’organisation de l’aeem, Aboubacar Coulibaly, du secrétaire général de la faculté des sciences économiques de gestion (fseg), Daniel Kasongué, du représentant des secrétaires généraux de l’enseignement supérieur, Mahamadou Cissé, du représentant des secrétaires généraux de session régionale, Sory Ibrahim Doumbia et du représentant des instances secondaires (lycées).

Ledit comité directeur de l’AEEM, constitué de l’ensemble des secrétaires généraux des facultés, instituts et grandes écoles, des sections régionales de l’AEEM, des instances secrétaires des lycées de Bamako, est l’instance qui permet de valider le cahier de charge de l’association, facilitant ainsi des activités du mandat en cours.

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« Il s’agit de mettre en place un cahier de charge qui va nous permettre de mener les revendications, pour atteindre les aspirations des élèves et étudiants. Aujourd’hui, il s’agit de réunir tous les leaders de l’AEEM du Mali, ensuite prendre des dispositions pour faire en sorte que ces problèmes soient amenés au plus haut niveau pour améliorer les conditions de vie et d’études de nos camarades », a souligné M Ibrahima Ascofary.

Selon l’adjoint du Secrétaire général de l’AEEM, cette rencontre est révélatrice du renouveau au sein de l’association parce qu’aujourd’hui les conditions sont améliorées, ce qui fait qu’on peut se concentrer à 100% sur nos revendications. « Le comité directeur doit normalement se tenir après chaque congrès parce que c’est le comité directeur qui est censé valider le cahier de charges pour les revendications. Mais, on a fait tellement miroiter que notre problème, c’était réellement la violence avec laquelle il fallait finir », a-t-il pesté.

Et d’ajouter : « Aujourd’hui, on a un espace universitaire et scolaire apaisé et calme. Donc là, on a réactivé le comité directeur pour nous permettre de vaquer à certaines occupations et tenir compte des préoccupations des élèves et étudiants sur l’ensemble du territoire. Ça fait des années qu’il n’avait pas lieu pour des raisons assez particulières et internes à l’association. Mais voilà, avec le nouveau départ que nous sommes en train de prendre, on essaye de mettre les choses sur pied. »

Aux dires de Ibrahima Ascofary, « l’AEEM n’a jamais arrêté son travail de revendications, quels que soient les événements qu’on a connus dans le passé. Aujourd’hui, l’AEEM est hiérarchisée ; dans les universités et les lycées, il y a des comités locaux qui font du travail au quotidien. Les revendications de l’AEEM ne sont jamais arrêtées ».

Il a rappelé que le vendredi précédent, s’est tenue une audience au ministère de l’enseignement supérieur, où l’association a soulevé ses problèmes. Dans le cahier de charges qui est proposé au secrétaire, lors de cette séance de travail, la question du système LMD est bien spécifiée, et le recrutement à la fonction publique. « Un travail est en train de faire par rapport à cela, c’est l’un de nos points de revendications phares. Au-delà de cela, nous demandons une évaluation globale du système LMD », a-t-il souligné.

Et Ibrahima Ascofary de pester : « Depuis sa mise en place jusqu’à aujourd’hui, nous-mêmes étudiants et leaders estudiantins avons du mal à comprendre dans quel système nous sommes réellement. Nous attendons le retour du gouvernement et nous veillerons à cela pour la suite. »

Bakadia Traoré, Stagiaire

 Source : L’Observatoire

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