Les FAMa à Kidal
Dans le cadre de l’opération Dougoukoloko, les Forces armées maliennes (FAMa), appuyées par leurs partenaires, ont mené ce jeudi 8 octobre 2026 plusieurs opérations aéroterrestres contre des positions de groupes armés terroristes (GAT) sur les théâtres Est et Centre.
L’État-Major Général des Armées poursuit sa stratégie de pression continue contre les groupes armés terroristes. Du Nord au Centre, les forces maliennes maintiennent une surveillance permanente du territoire national et multiplient les opérations de reconnaissance, de contrôle et de frappe dans les zones identifiées comme présentant des menaces.
Ces opérations s’inscrivent dans le cadre de l’opération Dougoukoloko, engagée pour renforcer la sécurisation du territoire et réduire les capacités opérationnelles des groupes armés terroristes. Sur le théâtre Est, l’offensive se poursuit avec une attention particulière portée aux mouvements et aux capacités logistiques des groupes armés terroristes.
Selon l’État-Major Général des Armées, un véhicule dissimulé a été repéré à environ 18 kilomètres au nord-est de Takalot. Les éléments présents sur place ont procédé à une phase d’observation et d’analyse avant de déclencher la frappe. Le véhicule, qui contenait du matériel de guerre, a finalement été ciblé et entièrement détruit.
Dans la zone de Talhandak, les FAMa ont également ciblé un point logistique présenté comme majeur dans le dispositif des groupes armés terroristes. Le site a été « traité avec succès », selon le communiqué de l’armée.
Cette action traduit la volonté des forces engagées de s’attaquer non seulement aux combattants, mais également aux infrastructures et aux moyens logistiques qui permettent aux groupes armés de maintenir leurs opérations sur le terrain.
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Une base terroriste ciblée près de San
Sur le théâtre Centre, les opérations ont également permis de détecter une importante présence terroriste. L’exploitation de renseignements précis a conduit à la localisation d’une base située à 38 kilomètres au nord-est de San. Selon l’armée, le site abritait plusieurs éléments terroristes ainsi que du matériel de guerre et des équipements logistiques. Après confirmation des renseignements, les forces engagées ont procédé à plusieurs frappes de précision contre la position.
L’État-Major Général des Armées ne communique pas encore de bilan définitif concernant les pertes enregistrées dans les rangs des groupes armés. Les opérations de surveillance et de reconnaissance se poursuivent dans les secteurs concernés afin d’évaluer les effets des frappes et d’établir un bilan consolidé.
Au-delà des frappes, l’armée entend maintenir une pression constante sur les groupes armés. Les opérations de reconnaissance se poursuivent notamment pour identifier d’éventuelles menaces résiduelles et empêcher la reconstitution de nouvelles bases ou points logistiques.
Cette approche repose sur l’exploitation du renseignement, la surveillance des mouvements ennemis et l’intervention ciblée lorsque les renseignements sont confirmés.
À travers ces opérations simultanées sur les théâtres Est et Centre, les FAMa affichent ainsi leur volonté de poursuivre le quadrillage du territoire national et de maintenir leur présence dans les zones considérées comme sensibles.
Dans son communiqué, l’État-Major Général des Armées réaffirme sa détermination à poursuivre les opérations de sécurisation « avec rigueur, professionnalisme et engagement ». L’armée appelle également les populations à maintenir leur soutien et leur confiance aux forces engagées sur le terrain.
Le message est donc clair : dans le cadre de Dougoukoloko, les FAMa entendent maintenir une pression permanente sur les groupes armés terroristes, en combinant renseignement, surveillance, reconnaissance et frappes ciblées.
Du Nord au Centre, en passant par l’Est, l’objectif affiché reste le même : empêcher les groupes armés de disposer de sanctuaires, réduire leurs capacités logistiques et renforcer progressivement le contrôle de l’espace national.
Cyril Roc DACK / Icimali.com




