Ousmane Sonko, Président de l'Assemblée Nationale et Bassirou Diomaye Faye, Président de la République
L’Assemblée nationale du Sénégal a apporté, ce jeudi 16 juillet 2026, un démenti formel aux informations faisant état du dépôt du projet de loi de finances rectificative (LFR) pour l’exercice 2026. Dans un communiqué, l’institution parlementaire affirme qu’à ce jour, le texte n’a pas été régulièrement réceptionné par son Secrétariat général et révèle avoir renvoyé le dossier au Gouvernement pour vice de forme.
Selon les explications fournies, la Direction des Services législatifs a bien reçu, le 29 juin dernier, un courrier émanant du Secrétariat général du Gouvernement. Celui-ci transmettait le décret du Président de la République ordonnant la présentation du projet de loi de finances rectificative devant les députés. Toutefois, la pièce maîtresse du dossier faisait défaut. « Le courrier n’était pas accompagné du projet de loi lui-même », précise le communiqué de l’Assemblée nationale.
Face à cette absence jugée déterminante, les services compétents du Parlement ont immédiatement retourné le dossier au Secrétariat général du Gouvernement afin qu’il soit complété avant toute suite procédurale.
« Constatant l’absence de cette pièce essentielle, les services compétents de l’Assemblée nationale ont immédiatement retourné le dossier au Secrétariat général du Gouvernement afin qu’il soit complété, préalablement à son inscription et à sa numérotation sur le rôle général », souligne l’institution.
L’Assemblée nationale indique par ailleurs qu’à la date du 16 juillet, aucun dossier complété ne lui est encore parvenu. « À ce jour, l’Assemblée nationale n’a reçu aucun retour du Secrétariat général du Gouvernement », conclut le communiqué.
Cette mise au point met en lumière un incident de procédure qui retarde l’examen de la loi de finances rectificative, un texte généralement attendu pour ajuster les prévisions budgétaires de l’État en fonction de l’évolution de la conjoncture économique et des priorités gouvernementales. Elle rappelle également l’importance du respect des exigences administratives et législatives dans la transmission des projets de loi entre l’Exécutif et le Parlement.
Mariam DOUMBIA




