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Titre foncier de l’INA, Projet de Grand Théâtre du Mali, Chambre de Métiers du Mali devant le CNT

Le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Andogoly GUINDO, était face aux membres du Conseil national de la Transition, le jeudi, 25 novembre 2021. Il était allé répondre aux questions orales que lui a adressées la conseillère nationale Ramata DIAOURE sur, entre autres sujets, le projet de réalisation du Grand Théâtre de Bamako, le dossier relatif au titre foncier de l’Institut national des Arts, le renouvellement du bureau de l’Assemblée parlementaire des Chambres de Métiers du Mali (APCMM).

Très à l’aise face aux membres de l’organe législatif de la Transition, le ministre Andogoly, en grand connaisseur des différents dossiers, a répondu sans ambages aux six questions que lui a adressées l’honorable Ramata DIAOURE.

La réalisation du Grand Théâtre de Bamako, est une des priorités du Gouvernement du Mali dans le cadre de la mise en œuvre de la politique culturelle du Mali. Il s’agit d’une infrastructure culturelle futuriste, alliant prouesses techniques et technologiques, dans le respect des normes architecturales et environnementales et inspirée des techniques issues du patrimoine culturel et architectural national. Le projet a été conçu en 2017 et soumis pour financement au président de la République de Turquie lors de sa visite au Mali en mars 2018. Dans le projet initial dont le coût de réalisation est estimé à 40 milliards de nos francs, il est prévu, outre un Grand Théâtre de 12 000m2, un amphithéâtre de 1000 places, des espaces d’exposition permanente et temporaires, un shopping hub, une promenade dite Soundiata…

Afin que le projet puisse voir le jour, le département en charge du Domaine a été consulté pour la mise à disposition d’une parcelle. Une zone d’une superficie de 10 hectares dont 6 hectares pour le Grand Théâtre avait été proposée au ministère en charge de la Culture sur le flanc de la colline du Point G, près du Conservatoire. Le ministère de l’Environnement a émis des réserves puisque l’espace identifié se situe en plein cœur de la forêt classée de Koulouba et dont il est impossible de changer la vocation. D’autres sites seront, par la suite, identifiés, comme la Zone aéroportuaire. Le choix final a été la Place du Cinquantenaire, en face de l’Ecole normale supérieure, au bord du fleuve Niger. Un espace vaste de 4 hectares. Une maquette, réalisée par un bureau d’études, a été présentée par le ministre aux membres du CNT, qui prévoit qu’une partie des infrastructures sera flottante. Des experts en environnement ont donné leur avis favorable à la réalisation du joyau qui ne portera pas d’atteinte à l’intégrité physique du fleuve.

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La réalisation du Grand Théâtre permet, selon le ministre GUINDO, de résorber un besoin crucial en infrastructures de spectacle dans la ville de Bamako, qui ne compte plus véritablement que le Centre international de Conférence de Bamako. Le Palais de la Culture ne répondant plus aux besoins de la population. Le Grand Théâtre permettra surtout « l’élévation, l’éclosion et l’explosion de talents chez les jeunes », dans un monde en perpétuel essor sur le plan culturel et technologique.

Sur le dossier relatif au titre foncier de l’Institut national des Arts, le ministre Andogoly GUINDO a été très tout aussi clair. La délocalisation ou la relocalisation de l’INA n’a pas été décidée par caprice. Le dossier l’INA va de pair avec le projet de réalisation du Grand Théâtre du Bamako. Il s’agit de réaliser en effet une infrastructure qui prenne en compte les évolutions technologiques et techniques dans les offres de formation des élites des arts et de la culture. Ce qui exige la réalisation d’une infrastructure répondant à des normes internationales. Le ministère en charge de la Culture a demandé et obtenu auprès de son homologue du Domaine, en lien avec l’Agence nationale de l’aviation civile, une parcelle de 3 ha dans la Zone aéroportuaire pour la réalisation du nouveau bâtiment de l’Institut national des Arts. Le processus de formalisation du titre foncier n’est pas effectif. Le coût des travaux est évalué à 2 milliards 52 millions environ, pris en charge entièrement par une société de la place avec laquelle le ministère a signé, en 2019, une convention de cession, qui fait office de cahier de charges. Ce montant équivaut à la valeur vénale du titre foncier actuel de l’INA, après une évaluation faite par des experts indépendants commis pour l’occasion. Le titre foncier actuel pourrait alors être cédé à ladite société en contrepartie de la réalisation de la nouvelle infrastructure, en cours de réalisation, dans la Zone aéroportuaire.

Situé en plein cœur du Grand Marché de Bamako, le périmètre de l’INA actuel est devenu inaccessible, sans compter la pollution sonore du fait de la noria de SOTRAMA qui passe devant er derrière, la densité de la population, l’exiguïté de l’espace par rapport aux ambitions futuristes assignées à l’institut par les autorités nationales. Pour rassurer ses interlocuteurs, le ministre GUINDO invite le CNT à une visite de terrain sur les deux sites de l’INA, l’actuel et le site de la Zone aéroportuaire, dans les prochains jours pour se rendre compte de la nécessité de la délocalisation de l’établissement.

Quant au renouvellement du bureau de l’APCMM, le processus est engagé, assure le ministre GUINDO. La commission de réflexion sur le renouvellement du bureau est mise en place, présidée par le Secrétaire général du ministère et secondé par le Secrétaire général de l’APCMM. La commission est en train de travailler et le problème sera très bientôt derrière nous.

A la fin de l’exercice, le CNT qui a été bien édifié, a fortement acclamé le ministre.

Avec MACIHT

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