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Togo: La DYMK Mali exige « la remise du pouvoir au vrai vainqueur Dr Gabriel Agbéyomé M. Kodjo »

Dans une déclaration, lors sa conférence de presse du samedi 12 septembre 2020, le comité de soutien à la Dynamique Monseigneur Kpodzro-Mali (DYMK Mali) exige « un retour sur le scrutin présidentiel du 22 Février 2020, sous l’égide d’observateurs nationaux et internationaux impartiaux, à travers le recomptage des voix bureau de vote par bureau de vote comme l’ont exigé les autorités américaines, pour que triomphe la vérité des urnes, la seule voie pour calmer la grogne du peuple togolais, et la remise du pouvoir au vrai vainqueur de cette élection, en la personne du Dr Gabriel Agbéyomé Messan Kodjo ». Intégralité.

Depuis 1963, le Togo traverse une crise politique engendrée par un coup d’Etat militaire et l’assassinat du Père de l’Indépendance, Sylvanus Olympio. Cette situation anormale, la toute première dans l’Afrique noire indépendante, s’est perpétuée avec celui qui a endossé le coup d’état et l’assassinat, Gnassingbé Eyadema. Ce dernier, conscient de l’illégitimité de son pouvoir arraché par les armes, a instauré dans le pays une dictature implacable caractérisée par des intimidations, des assassinats des citoyens, des emprisonnements, des tortures de toutes sortes, la suppression de toutes les libertés individuelles et collectives…

A sa mort en 2005, après 38 ans de pouvoir et une série d’élections frauduleuses entachées de violences, l’armée commit un autre coup d’état institutionnel et constitutionnel en intronisant le fils du défunt, Faure Gnassingbé, contre la volonté populaire. La révolte du peuple togolais contre cette flagrante injustice fut mortellement réprimée par l’armée et les milices de la dictature et on dénombra un millier de civils tués selon les organisations de défense des droits humains.

Voici 15 ans que Faure Gnassingbé est au pouvoir, alignant, à l’instar de son père, les élections frauduleuses émaillées de violence, avec le soutien indéfectible de l’armée et des milices.

En guise d’illustration, la dernière élection présidentielle du 22 Février 2020 a été remportée, selon les rapports des observateurs de bonne foi, du peuple souverain et des partis d’opposition, par le candidat de l’opposition Dr Gabriel Agbéyomé Messan Kodjo. Mais une fois de plus, le régime togolais s’est servi de l’armée et des milices pour tronquer la vérité des urnes.

Non satisfait de cette tentative de passage en force, ce régime tant décrié et dont l’essence nocive et frauduleuse est connue dans toutes les chancelleries en Afrique et au monde a jugé bon de recourir à un honteux procédé pas même digne du plus grand repaire de bandits : le faux et usage de faux. En effet, pour se donner aux yeux de la population togolaise dont elle se sait profondément détestée un air de légitimé et une aura internationale, la dictature togolaise a falsifié des lettres de félicitation de présidents occidentaux, dont celui de la France, Monsieur Emmanuel Macron, félicitant Faure Gnassingbé de sa supposée réélection. Lettres rendues publiques par les fraudeurs notamment à travers des médias d’Etat.

Que peut-on donc espérer de potable, de légal, de digne d’un régime descend jusqu’à un tel niveau de bassesse ?

Il est indéniable, que cette situation anormale du Togo que la communauté internationale, et les peuples africains ont toujours eu tendance à minimiser devient, au fil des années, un très mauvais antécédent dans la sous-région ouest-africaine. Parce que comment comprendre cette subite maladie d’un troisième mandat qui semble s’abattre sur de grands pays de la sous-région ouest africaine (zone pourtant citée comme référence en matière démocratique en Afrique), notamment la Côte d’Ivoire et la Guinée, si ce n’est là un simple effet de contagion de la pagaille des mandats illimités instaurée en règle au Togo ? Est-il déplacé de penser que si Alassane Ouattara et Alpha Condé ont aujourd’hui décidé de rallonger de manière anarchique leur présence à la tête de leurs pays, c’est juste parce qu’ils trouvent injuste et insultant qu’on laisse Faure Gnassingbé qui était au pouvoir avant eux et qu’on les contraigne eux, de partir ?

Il est temps de le dire haut et fort : la situation atypique du Togo n’est plus désormais le danger des Togolais seuls. Elle est devenue un cancer pour toute l’Afrique de l’Ouest et pourquoi pas, de toute l’Afrique si elle perdure.

C’est pourquoi la CEDEAO, l’Union africaine, l’Union européenne, les Nations Unies et toute la communauté internationale doivent, urgemment, se pencher sur cette sempiternelle crise togolaise à travers les deux points suivants :

  • Un retour sur le scrutin présidentiel du 22 Février 2020, sous l’égide d’observateurs nationaux et internationaux impartiaux, à travers le recomptage des voix bureau de vote par bureau de vote comme l’ont exigé les autorités américaines, pour que triomphe la vérité des urnes, la seule voie pour calmer la grogne du peuple togolais.
  • La remise du pouvoir au vrai vainqueur de cette élection, en la personne du Dr Gabriel Agbéyomé Messan Kodjo.

Ce dernier, une fois installé au pouvoir, s’attèlera rapidement à régler les urgences suivantes :

  • Les réformes institutionnelles, constitutionnelles et électorales
  • Le respect de la liberté de la presse
  • Le respect des principes des droits de l’homme
  • La libération des prisonniers politiques
  • La mise en place d’un cadre pouvant permettre le retour au pays des exilés politiques dont les plus connus sont : Akila Francois Boko, Olivier Amah, Tikpi Atchadam.

Nous sommes pleinement convaincus que si tous ces points sont abordés en toute sincérité et avec bonne foi, et que des solutions concrètes et pérennes leur sont apportées, le Togo retrouvera enfin la stabilité sociopolitique et économique, et cessera d’être ce mauvais exemple et cette menace qu’il représente dans la sous-région ouest-africaine.

Fait à Bamako, le 12 septembre 2020

Le Bureau du Comité de Soutien de la Dynamique Monseigneur Kpodzro Mali

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