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Séminaire sur l’accord politique de gouvernance : Rapprocher l’opposition des grands maux de la Nation

Avoir une vision harmonisée sur les grandes questions du Dialogue National Inclusif a été le sujet crucial du séminaire des signataires de l’Accord politique de Gouvernance sur le Dialogue National Inclusif, le samedi 30 novembre 2019 au CICB. Au-delà des échanges, il s’agissait, selon le président du Comité scientifique, Dr Ibrahim Bocar Ba, de chercher à rapprocher l’opposition sur des questions de grands maux  de la Nation.

 Après la signature de l’Accord Politique de Gouvernance et la mise en place d’un Gouvernement ouvert à l’opposition, un vaste processus de réconciliation des cœurs et des esprits a été amorcé.

 Le Dialogue tant attendu par l’ensemble du peuple malien de l’intérieur ainsi que de l’extérieur a commencé son parcours grâce à l’effort conjugué de tous les acteurs de la vie politique. Le message à la Nation du 16 avril 2010 du Président de la République a ouvert la voie à ce processus. C’est ainsi qu’est intervenue la première étape du Dialogue National Inclusif, qui consistait à la validation des TDR sous la haute présidence du Premier Ministre, Dr Boubou Cissé. Cette validation a permis d’avoir une feuille de route pour conduire les différentes phases décentralisées de ce dialogue, à savoir la phase des Communes, des Cercles, des Régions, des Ambassades et Consulats du Mali.

 Dans le but d’harmoniser leurs positions et coordonner leurs actions dans la cadre dudit dialogue, les principaux signataires de l’Accord Politique de Gouvernance du 02 mai 2019 se sont retrouvés en séminaire.

 Autour du président de la coalition de l’Ensemble Pour le Mali, Dr Bocary Tréta, on notait la présence du président Scientifique Dr Ibrahim Bocar Ba, du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Tiébilé Dramé, de Amadou Thiam des Réformes Institutionnelles, chargé des Relations avec la société civile, de l’ancien ministre Pr Tiémoko Sangaré et d’autres signataires de l’Accord.

 Sur l’état des lieux du DNI, le président du Comité ccientifique, Dr Ibrahim Bocar Ba, a expliqué que la rencontre avec le Comité National d’Organisation et le Triumvirat a permis de savoir que toutes les phases décentralisées du DNI ont eu lieu au niveau des Communes, des Cercles, des Régions, du District de Bamako, des Ambassades et des Consulats du Mali. «Présentement, la seule phase qui reste, est celle nationale qui nécessite beaucoup plus de discussions, en vue d’un consensus au niveau national», a-t-il précisé.

 Pour plus de crédibilité, les acteurs du dialogue National Inclusif ont insisté sur la mise en œuvre des recommandations pertinentes issues des concertations par la plus haute autorité de la République qu’est le Président de la République.

 Au cours du séminaire, quatre communications ont été faites : « Présentation et point de mise en œuvre de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger », présenté par M. Baidy Maguiraga, la « Problématique de l’insécurité et la lutte contre le terrorisme », présentée par le Prof Tiemoko Sangaré, ancien ministre, la « Gouvernance politique, administrative socio-économique, culturelle et sécuritaire au cours des trois dernières décennies », présentée par Dr Ibrahim Bocar Ba en remplacement de l’ex-Pm Soumeylou Boubèye Maïga empêché, et les « Réformes politiques et institutionnelles », présentée par M Bocar Sambaida Cissé.

 Les participants ont proposé les voies et les moyens nécessaires d’instaurer la paix et la sécurité partout dans le pays, échangé sur la mise en œuvre de l’Accord, tiré les leçons sur les réformes politiques et institutionnelles, et analysé la gouvernance politique, administrative, socio-économique et sécuritaire des trois dernières décennies et les leçons à en tirer les leçons.

 Pour rappel, le Dialogue National Inclusif en cours dans notre pays a été mis en œuvre par le Président de la République suite à la demande de la classe politique et de la Société Civile. C’est cet Accord Politique qui a permis la mise en place d’un Gouvernement de mission ouvert à l’opposition et dont la Coalition des Forces Patriotiques (COFOP) et le Front pour la Sauvegarde de la Démocratie signataire de l’Accord Politique (FSD-SAP) sont membres.

Cyril ADOHOUN

L’Observatoire

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