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Défense et stabilisation du Mali : La société civile déterminée derrière les FAMa

Les forces sociales du Mali ont désormais une convergence de vue sur la nécessité d’accompagner nos forces armées et de sécurité qui accomplissent une mission certes, difficile et sacerdotale, mais combien patriotique pour le retour de la paix et le vivre ensemble.

Le ministère des Réformes Institutionnelles et des Relations avec la Société Civile a abrité le vendredi 29 novembre, la 2ième consultation de la société civile sur les grandes préoccupations nationales. C’était sous la coprésidence du ministre Amadou Thiam des Réformes institutionnelles et des Relations avec la Société civile et son collègue Yaya Sangaré de la Communication, Chargé des Relations avec les institutions, porte-parole du gouvernement et du Conseiller Technique du Ministère de la Sécurité et de la Protection civile, Bakonou Konaté.

Cette rencontre intervient dans une période très critique de l’histoire contemporaine du Mali, marquée par la crise multidimensionnelle dans laquelle il est plongé depuis mars 2012.

Trois communiqués ont meublé la rencontre. La communication introductive : « Une nécessaire mobilisation citoyenne de soutien aux FAMa pour la stabilisation » du Mali présenté par le Ministre Amadou Thiam, celle relative à « L’engagement citoyen pour la stabilisation du Mali », présentée par le ministre Yaya Sangaré et la troisième communication par le représentant du ministre de la sécurité et de la protection civile portant sur « les défis sécuritaires et les enjeux de stabilisation du Mali ».

« La stabilité de notre pays passe par une union sacrée autour de notre vaillante armée qui a besoin de l’appui de tous les citoyens dont l’écrasante majorité se trouve au sein de la Société civile. Bien que nous soyons atterrés par les pertes en vies humaines de nos dignes porteurs d’uniformes qui défendent coûte que coûte l’intégrité territoriale du Mali, nous ne devons pas perdre de vue la nécessité incontournable de soutenir sans réserve nos forces armées et de sécurité en vue de faire face à l’ennemi avec davantage de courage et de détermination de vaincre», a déclaré le ministre Amadou Thiam.

Dans sa communication, le ministre de la Communication, Chargé des Relations avec les Institutions de la République, Yaya Sangaré, dira que le Mali subit une guerre géopolitique imposée par des impératifs d’ailleurs, soucieux d’un nouveau partage de nos ressources, au carrefour du radicalisme religieux et du trafic de drogue. Pour cela, le ministre Yaya Sangaré a appelé au changement de regard et de paradigme sur l’Armée et sur la nécessité de la soutenir.

« Nous devons soutenir notre armée, nous avons une bonne armée. Je dirais mieux que nous avons une armée nationale. Notre armée gagnera la guerre (asymétrique qui nous été imposée) si nous acceptons de faire une union sacrée derrière elle. Notre armée est le creuset de notre diversité, nous y trouvons toutes nos régions, toutes nos ethnies, toutes nos cultures, mais aussi et surtout toutes nos espérances.

Sa défaite est la défaite de tout le Mali et sa victoire la fierté de tout le Mali. Aimons-la, protégeons-la, et surtout collaborons avec elle et donnons-lui volontiers  les renseignements de sécurité dont elle a besoin pour nous défendre et anticiper sur les événements. Notre Armée n’a pas d’autre agenda que notre sécurité. Sortons-la du jeu politique, elle n’est pas l’Armée d’un individu, c’est l’Armée de notre peuple», a affirmé le porte-parole du Gouvernement.

Etant point d’ancrage, la société civile, selon le ministre de la Communication, doit voir en l’Armée un outil de protection et de défense du pays et non de répression. « Soutenons nos forces armées et de sécurité avec des propos et des comportements qui mobilisent et rassurent », a-t-il souhaité.

Concernant les forces étrangères au Mali, le Ministre Sangaré estime qu’au lieu de les haïr, les dénigrer, il faut plutôt profiter de leurs ‘’expériences stratégiques d’organisation’’ dans l’adoption d’un système d’ilotage ou de « Warden » de sécurité.

Pour le Conseiller Technique du ministère de la sécurité et de la Protection civile, les défis sécuritaires sont liés au terrorisme, aux violences inter et intra-communautaires, le front social en ébullition et aux réseaux sociaux.

A ceux-ci s’ajoutent les enjeux sécuritaires relatifs à la préservation de l’autorité de l’Etat sur toute l’étendue du territoire, l’unité national : principal enjeu de la crise, et la coexistence pacifique ( le vivre ensemble). « En terme juridique, l’Etat n’est absent dans aucune zone du territoire », a soutenu Bakonou Konaté.

Les mesures prises par le Gouvernement, ajoutera le représentant du ministre, pour la stabilisation du Mali, sont la Loi de Programmation et de Sécurité Intérieure (LPSI) pour la formation adéquate à la nouvelle forme de guerre, la poursuite du maillage (patrouilles) pour la sécurisation du pays, le renforcement de la coopération transfrontalière avec les pays voisins, etc.

Dans sa contribution et sa synthèse, le président du Conseil National de la Société Civile, Bourama Allaye Touré a réitéré le soutien des organisations de la société civile à l’Armée.

« Le pays ne pourra se stabiliser que lorsque la société civile sera au cœur de l’action. C’est elle qui peut dire haut ce que le gouvernement ne peut pas dire », a-t-il soutenu. Avant de promettre que les OSC sont prêtes à travailler dans tous les secteurs pour la sécurisation du pays.

Cyril ADOHOUN

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