Général de Division Kéba Sangaré, nommé Gouverneur de la région de Dioïla. Conseil des ministres du mercredi 29 juillet 2026
Le Conseil des ministres du mercredi 29 juillet 2026 a nommé le Général de Division Kéba Sangaré Gouverneur de la région de Dioïla. Cette désignation marque le retour à la tête d’une collectivité territoriale d’un officier général au parcours particulièrement riche, forgé sur les théâtres d’opérations, dans les centres de formation militaire et au sein du haut commandement des Forces armées maliennes.
Issu d’une famille profondément attachée aux valeurs de l’armée, Kéba Sangaré est le fils du regretté Général de Brigade Pangassy Sangaré, ancien Chef d’État-Major de l’Armée de Terre. Élevé dans la discipline, le sens du devoir et le service de la patrie, il s’est imposé au fil des années comme l’une des figures marquantes de l’institution militaire malienne.
Son parcours débute au Prytanée militaire de Kati, dont il est issu de la deuxième promotion en 1982, avant d’intégrer l’École militaire interarmes de Koulikoro. À l’issue de sa formation, il est retenu comme instructeur dans le même établissement, signe de la confiance accordée très tôt à ses qualités professionnelles.
Commando parachutiste, il renforce ensuite ses compétences au cours de plusieurs formations de haut niveau au Nigeria, au Gabon, au Ghana, en Chine ainsi qu’à l’École d’État-Major de Libreville et à l’École de Guerre en Chine. Son parcours académique est complété par plusieurs qualifications spécialisées, notamment les brevets de parachutiste et le certificat de commandant d’unités spéciales.
Au cours de sa carrière, le Général Kéba Sangaré a occupé de nombreuses responsabilités stratégiques. Il a notamment commandé une compagnie de troupes aéroportées, dirigé le Centre national d’entraînement commando, assuré le commandement de l’École des sous-officiers et de la Région militaire de Tombouctou. Il a également exercé les fonctions de Sous-Chef d’État-Major chargé des opérations de l’Armée de Terre, de Directeur du Centre d’instruction Boubacar Sada Sy et de Directeur du Service national des jeunes.
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Son nom reste particulièrement associé aux opérations militaires conduites lors de la crise de 2013. Alors Colonel-Major, il dirige les opérations dans la zone ouest au moment du déclenchement de l’opération Serval. Il prend une part active à la libération de Tombouctou en janvier 2013 avant de poursuivre le commandement des opérations dans cette région jusqu’en 2015.
Au-delà de cette période, il participe à plusieurs grandes opérations nationales, parmi lesquelles Badenko, Maliko, Maliba et Faba, tout en prenant part à des missions internationales, notamment au sein de la Mission de l’Union africaine au Darfour, au Soudan.
L’ascension de Kéba Sangaré se poursuit avec son accession aux plus hautes responsabilités militaires. Il est successivement nommé Chef d’État-Major de l’Armée de Terre, Gouverneur de la région de Bougouni, puis Chef d’État-Major Général Adjoint des Armées, fonction qu’il occupe jusqu’en octobre 2025.
Le Général de Division est également un officier largement décoré. Officier de l’Ordre national du Mali, il est titulaire de plusieurs distinctions nationales et internationales, parmi lesquelles la Médaille du Mérite militaire, la Croix de la Valeur militaire, la Médaille de la Défense nationale française, la Médaille de déploiement des Forces armées allemandes ainsi que des distinctions décernées par l’Union africaine et l’UNESCO pour la protection du patrimoine culturel en zone de conflit.
Sur le terrain, ses collaborateurs décrivent un chef accessible, proche de ses hommes et attaché à l’exemplarité. Son style de commandement, fondé sur l’autorité, l’écoute et la présence auprès des troupes, lui a valu une solide réputation au sein des Forces armées maliennes.
Avec sa nomination à la tête de la région de Dioïla, le Général de Division Kéba Sangaré met désormais son expérience militaire et administrative au service de la gouvernance territoriale. Une nouvelle mission pour cet officier dont la carrière demeure étroitement liée à la défense de l’intégrité du territoire national et au renforcement des institutions de la République.
Cyril Roc DACK




