Abdoul Kassim Fomba, ministre de la Jeunesse et des Sports chargé de l'Instruction civique et de la Construction citoyenne ( en bonnet blanc)
Après plusieurs années d’interruption, la Biennale Sportive signe son retour. Prévue du 7 au 16 août 2026 à Bamako, cette grande fête de la jeunesse ambitionne de raviver la passion du sport de masse, de détecter les talents de demain et de renforcer la cohésion nationale. Le lancement officiel, intervenu le 27 juillet au Palais des Sports Salamatou Maïga, marque le début d’un rendez-vous que les autorités veulent inscrire parmi les symboles du Mali Kura.
Le compte à rebours est désormais enclenché. Au Palais des Sports Salamatou Maïga, l’ambiance était empreinte d’enthousiasme lundi 27 juillet 2026, à l’occasion du lancement officiel de la Biennale Sportive Bamako 2026. Plus qu’une simple compétition, l’événement consacre le retour d’une institution sportive qui a marqué plusieurs générations de Maliens.
Depuis son accession à l’indépendance, le Mali a toujours considéré le sport comme un puissant levier de développement social, économique et culturel. Une conviction que le Gouvernement entend aujourd’hui remettre au cœur de son action publique, conformément aux recommandations des Assises nationales de la Refondation (ANR), de la vision prospective « Mali Kura ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma » et des États généraux du Sport organisés en avril 2025.
Face à la presse, le ministre de la Jeunesse et des Sports chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, Abdoul Kassim Fomba, n’a pas caché son émotion au moment d’officialiser ce retour. « C’est avec une immense fierté et un réel espoir que j’annonce officiellement la relance de la Biennale Sportive, qui se tiendra à Bamako du 7 au 16 août 2026. C’est un événement nouveau pour tous les jeunes du Mali âgés de moins de 38 ans, et un come-back ou un retour pour les aînés », a déclaré le ministre.
À travers cette édition 2026, les autorités affichent une ambition claire : tourner définitivement la page d’une longue interruption et redonner au sport de masse la place qui fut longtemps la sienne. L’objectif est également de permettre au Mali de retrouver son statut de véritable pépinière de talents sportifs.
Sport comme facteur de cohésion nationale
Placée sous la haute présidence du Général d’Armée Assimi Goïta, Président de la Transition, la Biennale Sportive poursuit des objectifs qui dépassent largement le cadre de la compétition. Le premier consiste à renforcer l’unité nationale en favorisant le brassage entre les jeunes venus de toutes les régions du pays. Le second vise à détecter les futurs talents appelés à intégrer les équipes nationales. Enfin, l’événement entend promouvoir auprès de la jeunesse les valeurs de citoyenneté, de respect, de solidarité, de fair-play et d’éthique.
Pour les autorités, le sport devient ainsi un outil de construction citoyenne autant qu’un vecteur de performance. Ainsi, du 7 au 16 août prochain, Bamako accueillera près de 1 840 participants, avec des délégations composées chacune de 92 membres. Les jeunes sportifs de moins de 20 ans s’affronteront dans cinq disciplines : l’athlétisme, le basketball, le football, la lutte traditionnelle et le jeu d’échecs. Les compétitions se dérouleront principalement au Stade Ouezzin Coulibaly et au Stade Mamadou Konaté, spécialement préparés pour accueillir les différentes épreuves.
Au-delà des performances sportives, la Biennale se veut une véritable célébration nationale où chaque région viendra partager son identité, son savoir-faire et son esprit de fraternité.
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La compétition ne se limitera pas aux terrains de sport. Les organisateurs ont prévu un vaste programme d’animations au sein des Villages Biennale. Panels thématiques, séminaires d’échanges, soirées culturelles et musicales, campagnes de sensibilisation civique et environnementale, journées de citoyenneté, sans oublier les traditionnels feux de camp et les nuits de contes : tout est pensé pour faire de cette Biennale un véritable rendez-vous de dialogue, d’apprentissage et de partage. Une manière de rappeler que le sport est aussi un puissant vecteur de culture et d’éducation.
De la mascotte à l’appel au « Diatiguiya »
Symbole de cette édition, la mascotte officielle sera l’ambassadrice de la Biennale Sportive 2026. À travers son image, elle incarne la jeunesse, l’énergie, le fair-play, l’hospitalité malienne, la paix et la vitalité du sport national.
Durant les prochaines semaines, elle sera omniprésente dans les médias et sur l’ensemble du territoire afin de promouvoir cet événement et d’accompagner les différentes étapes de la compétition.
Conscient que la réussite de la Biennale dépend de l’implication de tous, le ministre Abdoul Kassim Fomba a lancé un appel à la mobilisation générale des ministères, des collectivités territoriales, du mouvement sportif, des partenaires techniques et financiers ainsi que des médias.
Il a surtout invité les populations de Bamako à faire vivre l’une des plus grandes valeurs de la société malienne : l’hospitalité. « Je lance un appel pressant à la population malienne, et en particulier aux Bamakois, pour cultiver l’esprit du « Diatiguiya », notre hospitalité traditionnelle, et réserver un accueil chaleureux et fraternel à toutes les délégations régionales », a exhorté le ministre.
À travers cet appel, les autorités souhaitent faire de la Biennale Sportive 2026 bien plus qu’un rendez-vous sportif. Elles ambitionnent d’en faire une démonstration vivante de l’unité du Mali, où la compétition se conjugue avec la fraternité, la citoyenneté et l’espérance d’une jeunesse appelée à bâtir le Mali Kura.
Cyril Roc DACK




