Ousmane Sonko, Président de l'Assemblée Nationale du Sénégal
Le Bureau de l’Assemblée nationale a adopté, mardi 15 septembre 2026, un arrêté encadrant les dépenses spéciales de l’institution parlementaire. Le PASTEF-Les Patriotes salue une mesure destinée, selon le parti, à renforcer la transparence, la traçabilité et le contrôle de ces dépenses.
Une nouvelle étape dans l’encadrement des dépenses de l’Assemblée nationale sénégalaise. Réuni en séance mardi 15 septembre 2026, le Bureau de l’institution parlementaire a adopté un arrêté portant réglementation des dépenses spéciales.
Dans un communiqué publié le même jour, le Bureau politique national du PASTEF-Les Patriotes a exprimé sa satisfaction à la suite de cette décision, qu’il présente comme conforme à sa doctrine politique fondée sur la transparence et la reddition des comptes.
L’arrêté vise notamment à clarifier la gestion des appuis financiers accordés par le président de l’Assemblée nationale. Le texte définit les différentes catégories de dépenses concernées, précise les conditions d’éligibilité des bénéficiaires et fixe les plafonds applicables.
Il encadre également les procédures d’attribution et de paiement ainsi que les mécanismes de contrôle. Une démarche qui doit permettre de mieux distinguer les dépenses relevant du fonctionnement institutionnel de celles liées à l’activité politique.
Sur ce point, le PASTEF insiste sur l’exclusion explicite des activités à caractère politique du champ d’application de l’arrêté.
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Des exigences de justification
Le nouveau dispositif prévoit par ailleurs des conditions strictes pour certaines demandes d’appui financier. Les aides accordées devront respecter les règles d’exécution des dépenses établies par le Règlement financier de l’Assemblée nationale.
Le paiement des aides concernées devra notamment être effectué par le Trésorier de l’institution. Cette disposition vise à inscrire les opérations dans un circuit financier formel et identifiable.
Le président de l’Assemblée nationale entend également soumettre les dépenses dites spéciales à des règles de vérification dans le cadre de la refonte du Règlement financier. Ces vérifications devront être assurées par la Commission de Comptabilité et de Contrôle.
Le PASTEF revendique une cohérence avec ses engagements. Pour le parti au pouvoir, cette réforme traduit une volonté de soumettre les pratiques internes de l’institution parlementaire aux exigences de transparence, de traçabilité et de contrôle. « À travers cet arrêté, une gestion conforme aux lois et règlements est mise en œuvre », affirme le Bureau politique national du PASTEF dans son communiqué.
Le parti établit également un lien entre cette mesure et la volonté populaire exprimée lors des élections législatives du 17 novembre 2024. Il estime que l’institution parlementaire doit appliquer à sa propre gestion les principes de gouvernance annoncés aux électeurs.
Dans son communiqué, le PASTEF rappelle ainsi que la séparation entre l’action institutionnelle et l’activité politique constitue l’un des enjeux de ce nouveau cadre réglementaire. « En politique, le respect des engagements pris envers le peuple doit demeurer un sacerdoce », conclut le Bureau politique national du PASTEF.
Adopté à Dakar le 15 septembre 2026, cet arrêté place ainsi les dépenses spéciales de l’Assemblée nationale dans un cadre formalisé, avec des règles précises concernant leur attribution, leur paiement, leur justification et leur contrôle.
Cyril Roc DACK / Icimali.com




