Adama Diarra dit Ben Le Cerveau - président du mouvement Yerewolo Debout sur le rempart
La Chambre criminelle de la Cour d’appel de Bamako a rendu son verdict, ce lundi 3 août 2026, dans l’affaire opposant le ministère public à Adama Diarra, plus connu sous le nom de Ben Le Cerveau. Après plusieurs mois de procédure, il a été reconnu coupable de menaces et injures commises par le biais d’un système d’information et condamné à quatre ans d’emprisonnement ferme, assortis d’une année de prison avec sursis.
Cette décision est nettement en deçà des réquisitions du parquet général. Lors de l’audience du lundi 27 juillet dernier, le ministère public avait en effet demandé une peine de dix ans de prison ferme, estimant que les faits reprochés revêtaient une gravité particulière.
Compte tenu de la durée déjà passée en détention provisoire, soit un peu plus de deux ans, Adama Diarra devrait encore purger environ une année supplémentaire de prison, sous réserve des modalités d’exécution de sa peine et des éventuels recours.
L’affaire remonte au 5 septembre 2023, date à laquelle Adama Ben Diarra avait été placé sous mandat de dépôt par le procureur spécialisé en cybercriminalité du Tribunal de grande instance de la Commune VI de Bamako, relevant du Pôle national de lutte contre la cybercriminalité.
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Les poursuites faisaient suite à des déclarations tenues par l’activiste au cours d’une émission diffusée sur une radio privée de la capitale. Dans cette intervention, il avait vivement critiqué la gestion du pays sous la Transition, qu’il avait qualifiée de « chaotique ».
Très médiatisé depuis son ouverture, le procès d’Adama Diarra a suscité de nombreux commentaires au sein de l’opinion publique. Entre partisans dénonçant une atteinte à la liberté d’expression et défenseurs d’une application stricte des dispositions réprimant les infractions commises par voie numérique, le dossier a cristallisé un débat sur les limites du discours public et de la responsabilité des acteurs de l’espace médiatique.
Avec ce verdict, la Chambre criminelle de la Cour d’appel met un terme à une procédure engagée il y a près de trois ans. Reste désormais à savoir si la défense choisira d’exercer les voies de recours encore ouvertes par la loi.
Cyril Roc DACK




