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Bamako et environs : Les patrouilles d’envergure rassurent

Depuis un moment, la ville de Bamako et ses environs sont placées sous haute surveillance des unités de la gendarmerie nationale investies dans une opération de fouilles et ratissages de grande envergure dite « opération coup de poing ». Les premiers résultats attestent de son bien-fondé et rassurent les populations.

Aussitôt nommé, le commandant de la Région de gendarmerie de Bamako, le lieutenant-colonel Alpha Yaya Sangaré prend les taureaux par les cornes, en engageant une gigantesque opération  dite « opération coup de poing », sous l’œil vigilant du ministre de tutelle.

Cette opération regroupe uniquement les unités de la Région de Bamako, notamment le Groupement des transports aériens (GTA), la Compagnie des transports aériens (CTA), la Compagnie de la Région de gendarmerie de Bamako rive droite et celle de la rive gauche, le Groupement de gendarmerie de Bamako, le Groupement d’intervention de la gendarmerie mobile (GIGM), la Force spéciale anti-terroriste (Forsat) et le Groupement spécial d’intervention de la gendarmerie nationale (PSIGN).

Une semaine d’opération a permis de comprendre davantage sur l’opération, démarrée le mercredi 30 janvier par les hommes du Groupement des transports aériens (GTA) dont la structure de contrôle a permet de « durcir et réajuster le dispositif afin de traquer et prévenir de tout acte d’intervention illicite dans la zone aéroportuaire » de Sénou.

Le commandant de l’unité, le chef d’escadron Yamadou Salif Kéita, rappelle que c’est pour protéger les personnes, les biens ainsi que les installations, sécuriser les aéronefs et autres engins en stationnement dans la zone aéroportuaire, assurer le maintien ou le rétablissement de l’ordre public et intervenir dans la gestion des crises et des catastrophes.

Et d’expliciter que cette première sortie obéit au cadre strict des recommandations du programme national de sûreté de l’aviation civile, c’est-à-dire passer souvent pour voir si les procédures sont bien appliquées sur le terrain. « Après ce contrôle, il s’agit pour la hiérarchie de faire le bilan pour voir les avancées et les lacunes à corriger pour une amélioration du dispositif déjà en place », ajoute-t-il.

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Aussi bien pour la compagnie CTA que celles des régions de gendarmerie de Bamako de deux rives droite et gauche, et le GIGM, l’engagement est palpable pour « relever le défi qui n’est autre que la tranquillité ». Leurs responsables respectifs promettent des sorties du genre tous les trimestres « en vue de circonscrire l’insécurité grandissante » dans les zones concernées, car « le Mali n’a pas besoin de désordre ». Des formations des éléments et les équipements adéquats sont prévus à cet effet.

Des résultats probants

L’opération a permis d’interpeller plus d’une quarantaine d’individus dont des récidivistes recherchés, de découvrir des nids criminogènes, de saisir d’importantes quantités de drogue, de produits pharmaceutiques impropres à la consommation, d’armes et autres matériels divers, dans des localités comme Kabala, N’Golobougou, la zone aurifère de Touréla dans la Commune rurale de N’Golobougou à Dialakorodji-Safo, Baguinéda et même dans des broussailles.

Si les populations saluent ces patrouilles comme sources de quiétude, le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le général de division Salif Traoré, reste satisfait des résultats obtenus, d’où sa détermination à maintenir le cap.

Cyril ADOHOUN

L’Observatoire

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