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Charnier à Gossi : L’AMDH demande à la justice malienne et à la MINUSMA des enquêtes impartiales

Dans un communiqué signé de son président Me Moctar Mariko, l’Association Malienne des Droits de l’Homme (AMDH) demande à la justice malienne et à la MINUSMA de mener des enquêtes impartiales pour que la lumière soit faite sur la découverte d’un charnier à Gossi, cercle de Gourma-Rharous, région de Tombouctou.

Communiqué de Presse N°003/AMDH/2022 relatif à la découverte d’un charnier à Gossi, cercle de Gourma-Rharous, région de Tombouctou

Bamako, le 23 Avril 2022 : L’AMDH a appris à travers les réseaux sociaux, la France 24 et RFI des informations faisant état de la découverte des corps humains dans une fosse commune à Gossi. Elle appelle à une enquête indépendante pour faire la lumière sur cet événement grave qui intervient après le retrait de la force Barkhane de Gossi et l’occupation des lieux par les forces armées maliennes.

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L’AMDH rappelle que le respect du droit international des droits de l’Homme et du droit international humanitaire s’impose à toutes les parties à un conflit armé et qu’aucun crime ne doit rester impuni quel que soit le statut de ses auteurs.

Le 22 avril 2022, l’Etat-major général des armées du Mali a, dans un communiqué, informé que des « dépouilles en état de putréfaction avancée ont été découverts dans un charnier, non loin du camp anciennement occupé par la force Barkhane à Gossi ». Selon l’Etat-major, ce charnier a existé avant la rétrocession.

Auparavant, l’Etat-major de l’armée française avait publié une vidéo sur France 24 et RFI montrant, selon lui, « mercenaires russes de Wagner en train d’enterrer des corps dans le but selon elle d’accuser les Français d’avoir laissé un charnier derrière eux ».

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Cette situation floue et préoccupante mérite d’être élucidée afin d’établir les faits et les responsabilités. Pour ce faire, l’AMDH demande à la justice malienne et à la MINUSMA de mener des enquêtes impartiales pour que la lumière soit faite sur les circonstances de la mort des personnes ensevelies.

L’AMDH rappelle que le droit à la vie est un droit qui doit être respecté même en temps de conflit quel que soit la partie en cause.

Fait à Bamako, le 23 avril 2022

Me Moctar MARIKO

Président AMDH

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