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CNT: Vers un boycott de la classe politique

Le Président de la transition, Bah N’DAW a, à travers les décrets N° 2020- 042 et 2020-043 du 09 Novembre a déterminé les critères et la clé de répartition des membres du Conseil National de Transition.

Vu que dans cette répartition les putschistes se sont taillé la part du lion, un ensemble de partis politiques ont exprimé leur refus de prendre part au Conseil National de Transition. Il s’agit de l’ancienne majorité présidentielle et certains partis politiques non alignés. Ils l’ont pas savoir par une déclaration commune rendue publique.

Il s’agit de l’ensemble des partis politiques de l’Alliance “’Ensemble pour le Mali” ( RPM), Yelema, La COFOP et l’Alliance Espérance Jigiya kura qui ont fait une déclaration catégorique de refus.

En plus de la clé de répartition, ces partis politiques dénoncent un hold-up par les militaires qui restent toujours les maîtres de lieux. Il faut ajouter à cela, le refus aussi des certaines organisations de la Société civile telle que le Haut islamique, la CDTM, UNTM et CSTM à envoyer des représentants dans cette Institution législative.

Pourtant nous l’avions annoncé dans nos précédentes parutions que le CNSP veut satisfaire ses membres à travers le Comité national de transition (CNT). En tout cas, c’est ce que les hommes forts de Kati viennent de prouver.

Toute la classe politique n’a droit qu’à 11 personnes dans la fameuse clé de répartition de d’Assimi Goïta au lieu de Bah N’Daw.

Il faut reconnaître que sans la classe politique, la vie législative ne sera pas bien animée. Ce qui serait une autre entrave à la réussite de notre Transition.

Les putschistes : Du statut sauveur à celui de fossoyeur de la démocratie !

Le premier vice-président du Comité National pour le Salut du peuple (CNSP), Malick Diaw lorgnerait la présidence du CNT, d’où toutes ces manœuvres afin d’avoir la majorité à son profit.

La Transition malienne tangue, il faut le dire car déjà à deux mois, rien n’est encore fait. Le socle de cette transition est le Conseil National de Transition qui en est l’organe législatif. Dans sa feuille de route, il aura plusieurs réformes à opérer pendant cette transition et les lois sont votées par les membres du Conseil National de Transition.

Les partis politiques ont exprimé leur regret de n’avoir pas été associés à l’élaboration de la clé de répartition à laquelle un autre organe de la transition et non des moindres, le gouvernement n’a pas été convié.

Rappelons que sans les partis politiques, il serait difficile de mettre en place un Conseil National de Transition digne de son nom. Espérons que les militaires finiront par comprendre cela.

Seydou Diamoutené

Source: 22 Septembre

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