Le marabout malien Cheick Harouna Sankaré, figure religieuse influente auprès de plusieurs chefs d’État africains et fils du défunt guide Elhadj Allaye, se trouvait au palais présidentiel de Guinée-Bissau aux côtés du président Umaro Sissoco Embaló lorsque les premiers coups de feu ont éclaté.
Selon nos informations, c’est lui qui a, le premier, contacté le président tchadien, le Maréchal Mahamat Idriss Déby, pour l’informer de la situation confuse qui se déroulait dans la capitale. Le Cheick était alors entouré de plusieurs de ses disciples.
Invité à quitter immédiatement le pays par le président de la communauté malienne de Guinée-Bissau, Cheick Harouna Sankaré a refusé, invoquant sa fidélité au président Embaló. Il a choisi de rester à ses côtés, allant même jusqu’à le rejoindre à l’état-major des forces armées alors que la tension montait d’heure en heure.
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Deux avions ont finalement atterri dans la soirée : l’un en provenance d’Abidjan, l’autre de Dakar. Tandis que le président Embaló embarquait pour Dakar, le marabout et ses disciples prenaient place à bord de l’appareil parti d’Abidjan.
Reste une question que plusieurs observateurs posent aujourd’hui : en demeurant sur place dans un contexte aussi incertain, Cheick Harouna Sankaré n’a-t-il pas réellement mis sa vie en péril ?
D’après nos sources, le marabout est depuis rentré sain et sauf à Bamako.
N. KANE ( Contribution)





