L'Armée malienne dotée de nouveau équipements notamment des véhicules blindés
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Front : L’armée dit avoir acculé les GAT

Al-Qaida a revendiqué l’attaque qui a tué le chef de cabinet du colonel Goïta, l’Adjudant Oumar Traoré, lors d’une embuscade près de la frontière avec la Mauritanie. Le pays est à nouveau confronté à une vague d’attaques lancées tous azimuts contre les différentes positions de l’armée. Même les villes périphériques de la capitale ne sont pas épargnées par les GAT.

L’on note ces derniers temps au Mali une recrudescence de violences contre les installations militaires et civiles au Mali. En effet, les attaques ont atteint un pique inquiétant. Cependant l’Etat-major de l’Armée soutient mordicus l’isolement des Groupes terroristes. Une théorie difficile à comprendre dans la mesure où ces bandits sans foi ni loi continuent leurs offensives dans plusieurs régions du pays.

Ce regain de violence est en effet reconnu par le gouvernement de la transition dans un communiqué en date du 22 avril 2022. « Depuis quelques jours, il est constaté un regain d’incidents terroristes perfides dont le plus récent a été la tentative d’attaque complexe contre la zone aéroportuaire de Sevaré avec des véhicules kamikazes, aujourd’hui le 22 Avril 2023 à 05h30 », indique le communiqué. Mais,  « grâce à la détermination ‘’légendaire de nos vaillantes Forces Armées, opérant exclusivement avec leurs moyens’’, les assaillants ont été mis en déroute avec la neutralisation de 28 terroristes. Cet événement que le gouvernement qualifie d’incident, a fait 10 morts et 61 blessés, tous des civils.

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L’on se rappelle encore l’une des attaques majeures à savoir l’embuscade tendue près de la frontière mauritanienne par le groupe djihadiste affilié à Al-Qaida qui a été fatale à deux militaires, et deux civils.

Selon un communiqué relayé par le site Intelligence Group, un organisme spécialisé dans l’étude des groupes extrémistes, vendredi 21 avril, le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM, ou JNIM selon l’acronyme arabe) a revendiqué l’attaque qui a coûté la vie, au chef de cabinet du Présidentl Assimi Goïta.

Le GSIM a également affirmé avoir mené une autre attaque, mercredi dernier, tuant sept soldats dans une embuscade entre Sokolo et Farabougou dans le centre du Mali, admet que trois de ses combattants avaient été tués. Malheureusement, cet incident n’a pas été confirmé par l’armée malienne.

Au vue de toutes ces escarmouches, des interrogations subsistent : comment des terroristes dits acculés continuent de lancer des offensives avec son lot de morts? De toute évidence, Bamako se veut rassurante et appelle une plus grande vigilance des populations et des forces armées.

Faut-il le rappeler, la tourmente sécuritaire va de pair avec une profonde crise humanitaire et politique. Les colonels, qui ont pris le pouvoir par la force en 2020, ont poussé à la rupture de l’alliance militaire avec la France et ses partenaires en 2022 et se sont tournés vers la Russie. Les colonels au pouvoir se sont engagés sous la pression internationale à céder la place à des civils d’ici à mars 2024.

Ahmadou Sékou Kanta

Source : Le Soft

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