Yann Christian Bernard Vezilier, ressortissant français
Condamné à 20 ans de réclusion criminelle pour atteinte à la sûreté extérieure de l’État, le ressortissant français Yann Christian Bernard Vezilier, un agent de la DGSE, bénéficie d’une grâce présidentielle et sera immédiatement éloigné du territoire malien.
Le Président de la Transition, Chef de l’État, le Général d’Armée Assimi Goïta, a accordé, ce jeudi 13 août 2026, la grâce présidentielle au ressortissant français Yann Christian Bernard Vezilier, condamné par la justice malienne à 20 années de réclusion criminelle pour atteinte à la sûreté extérieure de l’État.
L’annonce a été faite à travers le Communiqué N°2026-004 du Gouvernement de la Transition, signé le même jour par le Porte-parole du Gouvernement, le Général de Brigade Issa Ousmane Coulibaly, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation.
Selon le communiqué, la mesure a été prise par Décret N°0503/PT-RM du 13 août 2026. Elle est assortie d’une condition : l’éloignement immédiat de Yann Christian Bernard Vezilier du territoire national. Le Gouvernement insiste sur la portée juridique de cette décision. La grâce présidentielle, précise-t-il, « ne remet pas en cause les faits établis » par un jugement contradictoire rendu au terme d’un procès au cours duquel, affirme l’exécutif, « tous les droits de la défense ont été respectés ».
Les autorités maliennes réaffirment ainsi que le ressortissant français a été jugé dans le cadre d’une procédure qu’elles qualifient d’équitable et indépendante, sans interférence.
Cette précision intervient alors que le dossier avait donné lieu à une condamnation particulièrement lourde, fixée à 20 ans de réclusion criminelle pour atteinte à la sûreté extérieure de l’État.
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Dans son communiqué, le Gouvernement de la Transition rattache cette décision à la vision du Président Assimi Goïta en matière de refondation de l’État. Il souligne que la procédure judiciaire s’est déroulée conformément aux principes de bonne gouvernance, de respect de l’État de droit, de séparation des pouvoirs et d’indépendance de la justice.
« La justice poursuit son rôle, dans toutes les procédures en cours et dans le strict respect des règles de l’État de droit », rappelle le Gouvernement. Une manière pour les autorités de distinguer clairement la décision de clémence présidentielle de l’exercice de la justice, dont elles soulignent la continuité dans les autres dossiers.
Le Gouvernement de la Transition a également saisi l’occasion pour saluer l’intervention d’un « pays frère », dont il ne précise pas l’identité, dans l’aboutissement de cette mesure.
Selon Bamako, les bons offices de ce pays, exercés « avec discrétion » et dans le « respect scrupuleux de la souveraineté du Mali », ont contribué à l’obtention de la grâce présidentielle. Cette reconnaissance laisse apparaître une dimension diplomatique dans le dénouement du dossier, tout en mettant l’accent sur le respect de la souveraineté malienne.
Un acte de clémence
Le Gouvernement et le peuple malien ont par ailleurs exprimé leur reconnaissance au Président de la Transition pour ce qu’ils présentent comme un « geste de clémence ».
La décision est présentée comme une nouvelle illustration de l’attachement du Chef de l’État à la paix et au dialogue, ainsi qu’aux valeurs de pardon et d’hospitalité considérées comme profondément ancrées dans la culture malienne.
Avec cette grâce présidentielle, Yann Christian Bernard Vezilier voit donc sa peine de 20 ans de réclusion criminelle interrompue, mais la mesure est immédiatement suivie de son expulsion du territoire malien. Le Gouvernement maintient, dans le même temps, que la condamnation prononcée par la justice demeure fondée sur les faits établis au terme du procès.
Cyril Roc DACK




