Inondation au Mali
Le Comité technique de gestion de la crise inondation tire la sonnette d’alarme. Depuis le début de la saison des pluies, le Mali a enregistré 5 inondations, 5 cas de foudre et 2 épisodes de vents violents, faisant 6 morts, 11 blessés et 20 effondrements.
La saison des pluies continue de faire peser des risques sur plusieurs localités du Mali. Réuni le mercredi 12 août 2026 au Centre de Coordination et de Gestion des Crises, le Comité technique de gestion de la crise inondation a dressé un bilan préoccupant des événements liés à l’hivernage.
Selon le communiqué N°2026-02 du Comité interministériel de gestion des crises et catastrophes, 12 événements majeurs ont été recensés depuis le début de la saison des pluies : 5 cas d’inondation, 5 cas de foudre et 2 cas de vents violents. Ces intempéries ont provoqué 6 pertes en vies humaines, 11 blessés et 20 cas d’effondrement. Au total, 102 ménages, soit 927 personnes, ont été affectés.
Face à cette situation, le Gouvernement présente ses condoléances aux familles endeuillées et exprime sa compassion aux personnes touchées. Il assure également que les dispositions nécessaires sont prises pour apporter une assistance rapide aux sinistrés et souhaite un prompt rétablissement aux blessés.
Sur le terrain, les autorités renforcent le dispositif de prévention. Dans le cadre du Plan national de prévention et de gestion des risques d’inondation, les piquets d’intervention rapide sont renforcés dans les unités de la Protection civile, tandis que les Comités régionaux de gestion des crises et des catastrophes ont été activés. Les opérations de curage des caniveaux et des collecteurs se poursuivent également sur l’ensemble du territoire. Dans le District de Bamako, les travaux de libération des servitudes et des lits des marigots se poursuivent, afin de faciliter l’écoulement des eaux.
Le Gouvernement mise aussi sur la mobilisation citoyenne à travers les brigadiers et volontaires du projet « Né Ka Siguida, N’Ka Faso Ko », ainsi que sur le prépositionnement de stocks de vivres et de biens non alimentaires dans les différentes régions.
Une météo encore favorable aux orages
La première décade du mois d’août a été marquée par des activités pluvio-orageuses d’intensité modérée à forte dans une grande partie du pays. Et les prévisions ne permettent pas encore d’écarter les risques. « Les risques d’inondations demeurent et restent élevés par endroits », avertit le Comité technique. Ces épisodes orageux peuvent être accompagnés de vents violents, d’éclairs de forte intensité, de tonnerre et de foudroiements.
Sur le plan hydrologique, la montée des niveaux des cours d’eau se poursuit, annonçant le début de la période de crue. Toutefois, à ce stade, les autorités indiquent qu’aucun risque lié aux inondations fluviales n’est actuellement signalé sur le territoire national.
Le Gouvernement appelle les populations à redoubler de prudence et à respecter les consignes de sécurité pendant les épisodes de fortes pluies et d’orages.
Il est notamment recommandé de libérer les emprises et les voies naturelles d’écoulement des eaux, de ne jamais s’engager à pied ou en véhicule sur une route ou une ruelle inondée et de rester éloigné des berges des cours d’eau en crue et des canaux d’évacuation.
En cas d’orage, les autorités conseillent de s’abriter dans un bâtiment solide ou un espace couvert et de ne jamais chercher refuge sous un arbre, en raison du risque de foudre. L’utilisation du téléphone sous un orage est également déconseillée, tout comme le contact avec les câbles électriques.
Les populations sont par ailleurs invitées à débrancher les appareils électriques sensibles, à surveiller particulièrement les enfants, les personnes âgées et les personnes vulnérables, et à suivre régulièrement les alertes hydrométéorologiques. Le Comité encourage enfin les citoyens à signaler, via les numéros verts, tout déversement d’ordures dans les caniveaux et collecteurs.
À l’heure où la saison des pluies se poursuit, les autorités entendent ainsi maintenir une veille permanente pour anticiper les risques et limiter l’impact des intempéries sur les populations.
Mariam DOUMBIA




