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Lutte contre la Corruption : Le RAMLCDF sensibilise femmes et jeunes filles en milieu sanitaire

Dans le cadre de la célébration de la 8ème édition de la semaine de la jeunesse contre la corruption, le Réseau des Associations Maliennes de Lutte Contre la Corruption et la Délinquance Financière (RAMLCDF) a organisé, en partenariat avec le Réseau des Jeunes Filles et Femmes Rurales du Mali, et grâce au financement du projet d’appui à la lutte contre la corruption pour et par l’égalité des genres (LUCEG), une conférence-débat sur les conséquences de la corruption chez les femmes et les jeunes filles dans le milieu sanitaire.

Tenue dans les locaux de l’Institut National de Formation en Sciences de la Santé (INFSS), la cérémonie d’ouverture était présidée par l’Ambassadeur désigné du Canada au Mali, en présence du président du RAMLCDF, Moussa Ousmane Touré, du Représentant du Fonds des Nations Unies pour la Population, du Directeur du Projet d’appui pour la lutte contre la corruption, et du directeur adjoint de l’Institut National de Formation en Sciences de la Santé (INFSS), devant les étudiants des 24 filières du même nom.

Pour le Président Touré, la corruption est une menace majeure pour les pays du monde entier, car, précise-t-il, « elle affaiblit les institutions, érode la confiance et menace l’économie en sapant la concurrence loyale et en décourageant les investissements ». Ainsi, il rappelle que la corruption n’est pas une fatalité, elle peut réellement être vaincue. Il suffit pour cela que chacun, à son niveau, y prenne une part hyperactive en posant des actions hyper concrètes et que tous, nous fassions le saut qualitatif indispensable pour renverser la tendance, afin de parvenir à zéro au Mali.

Ensuite, M. Touré a souligné les conséquences qu’engendre le phénomène. À l’entendre, les faits montrent également que la corruption est un facteur dominant qui conduit les pays fragiles à la faillite de l’État. « Aucun pays n’est à l’abri de la corruption, et les gouvernements doivent travailler ensemble et avec des partenaires du monde des affaires et de la société civile », a fait croire le Président du RAMLCDF. « La lutte contre la corruption est essentielle pour soutenir la stabilité et la croissance économiques, maintenir la sécurité des sociétés, protéger les droits des femmes, réduire la pauvreté, protéger l’environnement pour les générations futures et lutter contre la grande criminalité et la criminalité organisée », a-t-il soutenu.

S’adressant au Directeur, le Président Moussa O. Touré demande au Projet LUCEG d’appuyer financièrement son association pour la réalisation des trois études lui tenant à cœur depuis 2020, à savoir : la corruption dans les secteurs de la santé, de l’éducation, de la défense et de la sécurité.

Pr Bokary Diallo, Directeur de l’INFSS, après avoir salué l’initiative, affirme que c’est l’occasion pour les jeunes, les femmes, les filles et les personnes vulnérables de réfléchir sur les pratiques corruptives qui les affectent plus particulièrement, notamment dans le cadre de l’accessibilité aux soins sociaux de base. « Il est donc impératif de lutter contre la corruption dans le système de santé au Mali pour garantir un accès équitable aux soins de santé pour toutes les femmes ». Et d’ajouter que : « Cela nécessite une action collective et déterminée de la part des autorités, des professionnels de santé, des organisations de la société civile et de la population pour mettre fin à cette pratique préjudiciable. Pour les femmes, il est clair que la corruption compromet un droit fondamental : la santé ».

De son côté, Jean Paul Riverain note que le secteur de la santé est un endroit où le phénomène de la corruption est généralisé. Pour lui, la corruption affecte le plus le bien-être et les conditions des femmes. « Parfois, on les pousse vers des fautes graves en leur faisant des propositions dégradantes. Alors que les femmes sont nos épouses, mères éducatrices », a rassuré le Directeur du projet LUCEG.

Sidy Coulibaly / pour icimali.com

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