Colonel Assimi Goïta
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Mali: « Le développement économique, un impératif pour satisfaire les besoins vitaux »,  le Président Assimi

Dans son adresse à la Nation, à l’occasion du 62ème anniversaire du 22 septembre, fête nationale d’indépendance, le Président de la transition, Colonel Assimi Goita, a indiqué que le développement économique est un impératif pour satisfaire les besoins vitaux de la population et assurer l’avenir.

Dans son discours à la Nation, le Chef de l’Etat, colonel Goïta, a parlé du développement économique du Mali, qui, selon lui, « est un impératif pour satisfaire les besoins vitaux de la population et assurer l’avenir ». « C’est pourquoi le Gouvernement s’est attelé à agir sur les différents segments qui sont l’économie et les finances, les infrastructures, le développement rural, l’énergie et les mines, l’industrie et le commerce », a détaillé le Président de la Transition.

Parlant des appuis budgétaires, le Chef de l’Etat malien a expliqué que ceuux-ci ont été réduits de manière drastique, pendant que la perte des recettes fiscales a atteint 3% du PIB, en raison de la situation que notre pays connait. Alors que dans le même temps, la crise sécuritaire a entrainé l’accroissement des dépenses militaires au détriment d’autres secteurs.

Colonel Assimi Goïta a aussi expliqué cette situation par la détérioration du contexte « avec les sanctions de la CEDEAO et de l’UEMOA, ainsi que l’évolution de la crise en Ukraine ». « Toutefois, le Mali a poursuivi ses efforts dans le sens d’une gestion efficiente des finances publiques orientée dans le sens du respect des critères de convergence et des programmes convenus avec les Partenaires techniques et financiers », a pris soin de souligner le Chef de l’Etat, colonel Goïta.

Une économie résiliente

Et le Président de la Transition malienne de poursuivre : « En dépit des effets conjugués des différentes crises que le pays a subies, l’économie malienne est ressortie résiliente en 2021 avec une croissance de 3,1% contre une récession de 1,2 % en 2020, et ce, en plus d’un déficit budgétaire maitrisé à 4,7% contre 6,2% en 2020. La croissance devrait s’accélérer en 2022 pour atteindre 4,2% malgré les effets néfastes des sanctions économiques et financières de la CEDEAO et la crise ukrainienne ».

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S’agissant de l’ensemble des engagements internationaux du Mali, le Chef de l’Etat, dira grâce à la levée des sanctions de la CEDEAO et de l’UEMOA, le Mali s’est mis à jour, et « le financement de l’activité économique a repris et progresse significativement grâce au dynamisme du secteur financier ».

Poursuite des subventions

Selon le Président de la Transition, le Gouvernement est pleinement conscient des difficultés que connaissent les ménages, particulièrement les femmes et les enfants, en raison de la hausse des prix, malgré des efforts considérables consentis pour alléger leurs souffrances.

Pour finir, le Président Assimi a fait croire que le Gouvernement de la Transition a poursuivi la politique de subvention en matière de santé et à assurer un approvisionnement correct du pays en produits de premières nécessités à un prix maitrisé.

Transports et des infrastructures

Parlant des transports et des infrastructures, colonel Assimi Goïta a souligné que ce domaine « est vital pour notre pays à un moment où il est engagé à relever de nombreux défis ». Les réalisations majeures, détaille-t-il, ont porté sur la poursuite et le renforcement des actions de désenclavement intérieur et extérieur du pays avec la réalisation ou la réhabilitation d’infrastructures routières dans toutes les régions du pays.

Le Chef de l’Etat s’est félicité du fait que, dans le secteur de l’agriculture, le Mali a récupéré sa place de premier producteur de coton en Afrique, au même moment qu’au niveau du sous-secteur de l’élevage et de la pêche, » des efforts importants ont été fournis pour booster la production dans ces secteurs ».

Par ailleurs, le Président de la Transition a indiqué les efforts destinés à assurer la couverture des besoins en énergie électrique des populations et des activités socioéconomiques. Ces actions se sont poursuivies via le renforcement des capacités de production hydroélectrique et thermique. « La mise en œuvre des projets et activités annoncés permet de projeter le taux national d’électrification à 55 % à la fin de l’année contre 53 % en 2021, l’ambition étant fixée à 58% pour 2023 », a insisté le Chef de l’Etat.

Cyril Roc DACK/Icimali.com

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