Site aurifère de Kobada au sud du Mali
Le paysage minier malien s’apprête à accueillir un nouvel acteur de poids. Dans un communiqué publié le 10 juin 2026, la compagnie minière Toubani Resources a annoncé une accélération majeure des travaux de construction sur son projet aurifère de Kobada, situé dans le sud du Mali. Porté par sa filiale locale, la société Mines de Kobada, le chantier progresse à un rythme soutenu, maintenant inchangé l’objectif d’une première coulée d’or au troisième trimestre 2027.
Sur le site, l’effervescence est palpable et les équipes s’activent pour devancer les aléas climatiques. La zone qui abritera la future usine de traitement a déjà été entièrement déblayée et nivelée par les équipes techniques.
Pour les ingénieurs, la priorité absolue des prochaines semaines est de finaliser le bassin de stockage d’eau et le réservoir tampon avant l’intensification de la saison des pluies. En parallèle, le défrichage de la future piste d’atterrissage et des zones dédiées au campement permanent progresse rapidement. Les infrastructures d’hébergement existantes ont, quant à elles, été modernisées pour servir de base arrière aux équipes de construction.
La concrétisation industrielle du projet est désormais visible sur le terrain avec l’arrivée des premières composantes au Mali. Les plaques d’acier indispensables à la fabrication des réservoirs de lixiviation sont déjà réceptionnées à Bamako, tandis que le revêtement en polyéthylène haute densité pour l’installation de stockage des résidus fait route vers Kobada.
Plusieurs autres cargaisons sont actuellement en transit par voie maritime ou par la route depuis le port d’Abidjan. Par ailleurs, environ 20 % de l’acier de construction a déjà été fabriqué, et les premières expéditions débuteront au cours de ce mois de juin. Du côté des équipements lourds, la fourniture du broyeur à boulets respecte les délais avec l’arrivée sur site des premières pièces, alors que les inspections finales des unités de production d’énergie Bergen ont été validées avant leur transfert.
Des voyants financiers au vert
Le projet de Kobada se distingue également par son impact économique direct sur le tissu entrepreneurial malien. À la fin du mois de mai 2026, plus de 59 % des dépenses d’investissement du projet avaient déjà été engagées. Sur cette enveloppe globale, Toubani Resources affiche un taux de contenu local de 39 % à ce stade du capital investi.
Cette forte participation locale constitue un indicateur et une opportunité de premier plan pour les entreprises maliennes positionnées dans le génie civil, la logistique, le transport, l’énergie, l’hébergement, la restauration ou encore la maintenance et les services miniers.
- A LIRE AUSSI : https://icimali.com/liberte-de-la-presse-en-periode-dexception-le-procureur-toure-claque-les-doigts45101-2/
Liberté de la presse en période d’exception : Le procureur Touré claque les doigts
Sur le plan financier et administratif, la direction se veut rassurante. La documentation relative au financement global et les différentes approbations nécessaires sont en cours de finalisation. Afin de réduire les délais de mise en place définitive du financement, les conditions préalables au décaissement des fonds sont traitées en parallèle.
Cap sur le troisième trimestre 2027
L’avancement technique va de pair avec un dialogue social continu. L’ingénierie et la conception de l’usine de traitement, confiées à la société Ausenco, sont désormais achevées à 67 %. Toubani Resources souligne également que les échanges avec les communautés riveraines et les autorités locales restent très positifs, notamment dans le cadre de la mise en œuvre du plan d’action de réinstallation.
En entrant dans cette phase décisive de construction, le projet de Kobada confirme sa trajectoire idéale. L’accélération des terrassements et l’arrivée des premiers équipements permettent à la société de maintenir sereinement son objectif de produire les premières onces d’or au troisième trimestre 2027.
Cyril Roc DACK




