Véhicules terroristes détruits à Kidal
Du 3 au 7 septembre 2026, les Forces armées maliennes (FAMa), appuyées par leurs partenaires, ont multiplié les frappes contre des positions de groupes armés terroristes dans plusieurs zones du pays. De Douentza à Kidal, en passant par Bandiagara, Bougouni et Ménaka, les opérations menées dans le cadre de l’Opération Dougoukoloko ont ciblé des regroupements, des bases et des caches de matériels de guerre.
La semaine aura été particulièrement mouvementée sur le front de la lutte contre les groupes armés terroristes. Dans son communiqué du mardi 8 septembre 2026, l’État-Major Général des Armées fait état de plusieurs opérations conduites sur différents théâtres, à la suite de renseignements jugés précis.
Le lundi 7 septembre, une importante base terroriste a notamment été localisée dans la forêt de Kékoro, au nord-est de Bougouni. Selon l’armée, le site abritait plusieurs groupes terroristes répartis sur différents points, ainsi que des véhicules, des motocyclettes et d’autres matériels de guerre. Après confirmation des renseignements et évaluation de la situation, les positions ont été ciblées et « traitées avec succès ».
Dans la région de Kidal, plusieurs points de concentration de groupes armés terroristes ont également été repérés aux abords du village d’Abéibara avant d’être frappés avec précision. Au nord-est de Ménaka, quatre positions attribuées à des éléments de l’État islamique au Grand Sahara (EIGS) ont subi le même sort.
Deux jours plus tôt, le dimanche 6 septembre, les FAMa avaient déjà mené une importante opération dans le secteur de Berdossou, dans la région de Bandiagara. L’exploitation du renseignement avait permis de localiser plusieurs points de concentration de groupes armés terroristes.
D’après l’État-Major, les sites abritaient « plusieurs centaines de terroristes », ainsi qu’un important matériel de guerre et environ 200 motocyclettes. Les positions identifiées ont été ciblées après analyse et évaluation de la situation.
À l’est de Sofara, dans la région de Mopti, un autre groupe terroriste impliqué, selon l’armée, dans des vols de bétail a été repéré alors qu’il se dissimulait sous un couvert végétal. Pris en chasse par des unités conjointes, le groupe aurait fait usage de drones largueurs de charges avant d’être rattrapé et neutralisé.
Dans le même temps, plusieurs regroupements terroristes ont été repérés au sud d’Aguelhoc, avec la présence de véhicules et de divers matériels de guerre. Ces positions ont également été frappées.
De Kirnya à Ouertedjach
Les opérations s’étaient déjà intensifiées les jours précédents. Le vendredi 4 septembre, plusieurs dizaines de motocyclistes appartenant à des groupes armés terroristes avaient été détectés dans une forêt située à proximité de Kirnya, dans la région de Douentza. Le regroupement a été ciblé après confirmation des renseignements.
Dans le même secteur, un second groupe, dissimulé sous un couvert végétal, a été repéré puis frappé. Selon le communiqué militaire, aucun mouvement n’a été observé sur la position après la frappe.
Dans la région de Bandiagara, une mission de reconnaissance offensive menée à Diallo et dans ses environs a, par ailleurs, permis de repérer un pick-up appartenant à un groupe armé terroriste et ses occupants, dissimulés sous un arbre. La position a ensuite été traitée.
Le jeudi 3 septembre, les opérations avaient également permis de détecter plusieurs points de regroupement dans le village d’Ouertedjach, à l’est d’Aguelhoc. D’importants matériels de guerre avaient été dissimulés dans des caches aménagées sur les positions identifiées. Après analyse de la situation, les sites ont été ciblés et frappés avec précision.
Une opération fondée sur le renseignement
À travers ces différentes interventions, l’État-Major Général des Armées met particulièrement en avant le rôle du renseignement dans la localisation des positions terroristes. Les forces engagées poursuivent parallèlement les opérations de surveillance et de reconnaissance afin d’évaluer les effets des frappes, d’établir des bilans consolidés et de rechercher d’éventuelles menaces résiduelles.
Ces opérations s’inscrivent dans le cadre de l’Opération Dougoukoloko, à travers laquelle les FAMa et leurs partenaires poursuivent les missions de surveillance, de contrôle et de sécurisation du territoire national.
À l’issue de cette série d’opérations, l’État-Major Général des Armées réaffirme sa détermination à poursuivre la lutte « avec rigueur, professionnalisme et engagement ». Il appelle également les populations à maintenir leur soutien et leur confiance aux forces engagées sur le terrain.




