Politique

Pour la succession de feu Soumaila Cissé à la tête de l’URD: Un congrès extraordinaire prévu le 16 janvier prochain

Le Collectif pour la sauvegarde de l’Union pour la République et la Démocratie (CPS-URD) a tenu le jeudi 6 janvier dernier au Palais de la culture un point de presse pour annoncer la tenue du Congrès extraordinaire du parti des la poignée des mains le 16 janvier  prochain. Ce, après avoir obtenu l’accord de 2/3 des membres du BEN, conformément aux dispositions de l’Article 58 des Statuts du parti. L’enjeu de ce Congrès extraordinaire, selon les responsables du Collectif est de désigner un nouveau président à la tête du parti, à la place de feu l’honorable Soumaila Cissé.

Le point de presse était animé conjointement par Kalilou Samaké, son porte-parole, Mme Coulibaly Kadiatou Samaké, Mamadou Hawa Gassana, Abdrahamane Diarra et Amadou Cissé dit Diajiré, tous membres du Collectif.

D’entrée de jeu, le porte-parole du Collectif, dans sa déclaration liminaire, a fait le point sur la crise actuelle existant au sein de l’URD après le décès de son président, candidat naturel du parti, Soumaila Cissé.  »La longue période de captivité et le décès brutal du Président Soumaila Cissé ont révélé toute l’importance du leader et sa place dans la structuration et la cohérence du paysage politique national et dans le même temps, ils ont mis à nu la grande fragilité de notre parti », a-t-il expliqué. Selon Kalilou Samaké, en l’absence de ce dernier, cette crise a été exacerbée, aussi, par la précampagne électorale de certains prétendus candidats au vu et au su du Pr Salikou Sanogo, président par intérim du parti. Il aurait fallu dès les premières heures procéder à un rappel à l’ordre de la part du premier vice-président, a estimé Kalilou Samaké.

Pourquoi ce congrès extraordinaire ?

Selon le porte-parole du Collectif pour la sauvegarde de l’URD,  « au regard de tous ces problèmes qui ont pour noms la mauvaise gouvernante, les dissensions sciemment créées, le non-respect des dispositions statutaires, les règles dictatoriales imposées au parti au détriment des règles démocratiques, la discrimination imposée aux candidatures potentielles, il importe de sauver ce grand Parti ».

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Honorer la mémoire de feu Soumaila Cissé, selon le porte parole du Collectif, c’est de porter le candidat de l’URD à la magistrature suprême du pays en faisant appel aux valeurs qu’il a de tout temps défendues : unité, cohésion, rassemblement, tolérance, combativité, compétence, intégrité, souci d’un Mali meilleur comptant sur tous les fils de la Nation qui adhèrent à leurs principes et objectifs.

Au regard de toutes les tentatives de conciliation et de médiation qui sont restées toutes vaines, la seule solution restait la convocation d’un Congrès extraordinaire pour renforcer le leadership du parti, sa cohésion et sa vitalité La situation commande objectivement la création d’un Collectif Pour la Sauvegarde de l’URD (CPS-URD), a estimé Kalilou Samaké.

Ce Collectif, fort des 2/3 du BEN, selon son porte-parole, va s’atteler à organiser le Congrès extraordinaire prévu pour le 16 janvier 2022 au palais de la culture. Ce congrès devra pourvoir au remplacement du président du Parti, le préparant ainsi à une gouvernance vertueuse en vue d’aborder les échéances futures avec détermination et responsabilité.

Les dispositions des Articles 58 du Règlement Intérieur 58 des Statuts autorisent Mme Coulibaly Kadiatou Samaké, troisième vice-présidente par ordre de préséance, en l’absence du premier vice-président et du deuxième vice-président, à présider et conduire les réunions du BEN et les assises du congrès extraordinaires, a-t-il déclaré.

 »Je termine par une lettre du premier vice-président qui, devant la panique tente de discréditer les signataires des 2/3 des membres du BEN en les traitant d’avoir fait faux et usage de faux. Il brandit le cas de Madame Haoua Coulibaly membre du BEN, résidant à Ségou, effectivement décédée après la conférence nationale à laquelle elle a participé. Les procédures de signatures par voie d’huissier dans les trois cours d’appel ne se sont pas réalisées en un jour ou deux. Nous avons la conscience tranquille et portons un démenti formel aux allégations. Toutefois le vice-président sait où trouver l’huissier et il a la latitude d’engager toutes procédures judiciaires contre qui de droit », a-t-il conclu.

A.M. Touré

22 Septembre

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