Culture

BK à la 11eme rentrée littéraire du Mali édition 2019 : « Il faut qu’on prenne au niveau des fondamentaux dès l’école primaire »

Pour le Président de la République, la nouvelle dynamique de la politique du livre au Mali n’est pas une problématique très simple, mais il faut qu’on prenne au niveau des fondamentaux dès l’école primaire, dès l’école fondamentale, qu’on apprenne aux jeunes gens, à nos enfants à lire, à aimer lire.

 Le Chef de l’Etat, Ibrahim Boubacar Kéïta, a ouvert officiellement, le mardi 19 février 2019, au Musée national, la rentrée littéraire, édition 2019, au Mali, placée sous le signe de la culture pour la cohésion sociale, la paix et la réconciliation nationale au Mali avec comme thème : « Un Monde de la rencontre».

A travers cet espace de mobilisation, de rencontres et de débats, l’édition Bamako 2019 , mobilise les écrivains et littéraires du Mali et du monde qui entendent jouer un rôle important pour un monde de la rencontre, à travers des séances de lectures, des débats intellectuels, des conférences, tables rondes, spectacles, entre autres, du domaine culturel et de l’éducation.

Le thème de cette édition 2019 invite à des regards croisés, des émotions partagées, mais s’inscrit aussi dans le processus de reconstruction en cours au Mali, tout en étant à l’écoute des échos et défis du monde. L’événement s’adresse particulièrement à la jeunesse qui est majoritaire dans nos sociétés mais aussi la plus exposée aux nombreux défis de développement socio-économique, l’éducation, la sécurité, la migration.

Ayant inscrit la jeunesse au cœur de ses priorités pour son deuxième mandat 2018-2023, le Chef de l’Etat dira que c’est un devoir et un réel bonheur pour lui de présider l’événement.

«Ce n’est pas une problématique très simple, et la volonté est là, mais il faut qu’on prenne au niveau des fondamentaux dès l’école primaire, dès l’école fondamentale, qu’on apprenne aux jeunes gens, à nos enfants à lire, à aimer lire », a déclaré le Président IBK à l’endroit des professionnels du livre mobilisés au Mali et ailleurs depuis des années.

Pour le Chef de l’Etat la nouvelle dynamique de la politique du livre au Mali incite à faire en sorte également que l’édition soit soutenue pour que le coût d’accès au livre soit le plus réduit possible, à la portée des gens. Le Président IBK a reconnu qu’il y’a un effort vigoureux à faire.

«Toute la chaîne (éditeurs, bibliothèque) sera revue aux fins d’assouplissement, aux fins que l’accès au livre soit le plus facile possible, et il le faut. Nous sommes un pays de vieil humanisme, un pays de culture, on ne peut pas dans le pays de Hampaté Ba faire le constat que nous faisons aujourd’hui, ce n’est pas à notre honneur. Et pour cela, tous ceux-là dont nous nous réclamons avec fierté, Ahmed Baba l’Homme de Marrakech, l’Homme de Tombouctou, Sankoré, Tombouctou qui furent des points de lumière dans le monde médiéval, nous ne pouvons pas nous satisfaire aujourd’hui de l’état du livre dans notre pays. Il faut que nous revoyons cette copie-là, nous le ferons », a-t-il promis.

Par ailleurs, le Président IBK a également évoqué l’utilité du livre dans la réconciliation nationale. Surtout suite à la crise que traverse notre pays, quand il a déclaré : « Tout ce qui ouvre l’esprit, tout ce qui permet le lien entre les hommes est utile à la compréhension entre les hommes, est utile pour notre politique nationale de réconciliation des cœurs et des esprits, et je crois que cela est très clair, un esprit sain dans un corps sain. Le livre peut aider la culture, et moi j’y crois ».

De côté de l’Ambassadeur de France au Mali, Son Excellence Joël Meyer, l’on retiendra: «Le Mali est une terre d’accueil pour la réflexion et l’échange. La France continuera à être un partenaire fidèle et engagé de la Rentrée littéraire».

Cette 11e  édition vivra concomitamment à Bamako, Sikasso, Djenné et Tombouctou et regroupera du 19 au 23 février 2019, de grands écrivains venus de 25 pays des cinq continents.

La lecture de poèmes et interventions ont été les temps forts de la cérémonie.

Cyril ADOHOUN

Source : L’Observatoire

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