Mme Aïcha Touré, Députée /Premier questeure de l’Assemblée Nationale
Au Sénégal, la controverse enfle autour de l’absence de retransmission en direct par la RTS de la séance plénière consacrée à la réintégration du député Ousmane Sonko et à l’élection du président de l’Assemblée nationale.
Dans une déclaration publique, Mme Aïcha Touré, Députée /Premier questeure de l’Assemblée Nationale, affirme que toutes les démarches administratives avaient pourtant été effectuées auprès de la télévision publique.
Dénonçant des « pratiques d’un autre temps », la parlementaire estime que ce choix soulève la question de l’indépendance des services publics et du droit des citoyens à une information transparente sur un événement qu’elle qualifie d’historique.
Lisez.
« Depuis hier, je reçois de nombreuses interpellations concernant l’absence de retransmission en direct sur la RTS de la séance plénière relative à la réintégration du député Ousmane Sonko et à l’élection du président de l’Assemblée nationale. Ces interpellations sont légitimes, car c’est un événement historique et de portée africaine, voire mondiale, que la RTS se devait d’immortaliser pour la postérité. Les générations futures, et surtout les chercheurs, auront sans doute besoin de ces archives audiovisuelles.
Je voudrais vous assurer que la Direction de la communication de l’administration parlementaire a scrupuleusement respecté la procédure de demande de couverture auprès de la RTS.
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Le document a été envoyé au secrétariat du Directeur général, la veille de la séance plénière, en milieu de journée. Ensuite, la Direction a assuré le suivi du courrier pour vérifier qu’il avait bien été reçu et s’enquérir de la suite donnée à la demande, afin de savoir si la RTS prévoyait un direct. Il lui a été répondu que l’instruction reçue était simplement de procéder à une couverture médiatique.
Enfin, nous prenons acte de ces pratiques que nous croyions définitivement révolues depuis mars 2024. Elles rappellent, avec gravité, l’exigence de préserver l’indépendance et la neutralité des services publics, en particulier lorsqu’il s’agit d’événements institutionnels majeurs qui engagent la mémoire nationale et le droit du citoyen à une information complète et transparente.
Qu’on se le tienne pour dit : cette révolution citoyenne aboutira. L’Assemblée nationale sera le garant de la préservation des intérêts du peuple sénégalais, n’en déplaise à ceux qui s’accrochent encore aux pratiques d’un autre temps et refusent de voir le Sénégal avancer.»
La Rédaction




